Le 21 janvier 2026, une déclaration venue de Séoul a fait l'effet d'une onde de choc. Le président sud-coréen Lee Jae Myung a affirmé que Pyongyang possédait désormais la capacité industrielle de produire annuellement de quoi fabriquer entre 10 et 20 bombes atomiques.

Un chiffre qui change la donne et confirme la professionnalisation de l'arsenal nord-coréen, qui se déclare comme une puissance nucléaire « irréversible ».

Quelle est l'ampleur de la production nord-coréenne ?

Le programme nucléaire de la Corée du Nord a franchi un cap. Il ne s'agit plus seulement d'un arsenal symbolique, mais d'une véritable chaîne de production industrielle. « Même aujourd’hui, de la matière nucléaire suffisante pour produire 10 à 20 armes nucléaires par an est toujours produite », a insisté le président Lee Jae Myung. Cette affirmation souligne une constance et une résilience remarquables de la part du régime de Kim Jong-un.

Cette capacité de production soutenue suggère que Pyongyang a réussi à contourner les sanctions internationales pour sécuriser ses approvisionnements et maintenir ses sites clés, comme les centres d'enrichissement et de retraitement, pleinement opérationnels. L'effort n'est plus sporadique, il s'inscrit dans une stratégie à long terme visant à accumuler un stock d'ogives conséquent.

Pourquoi cette capacité nucléaire est-elle une menace globale ?

La menace ne réside pas uniquement dans le nombre d'ogives. La Corée du Nord développe en parallèle des vecteurs capables de les transporter sur de longues distances. Le développement continu de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) est l'autre facette de cette stratégie agressive, conçue pour menacer directement le territoire américain et, par extension, le monde entier. L'objectif est clair : sanctuariser le régime en rendant toute intervention militaire extérieure trop coûteuse.

Le véritable cauchemar pour la communauté internationale est le risque de prolifération. Le président sud-coréen a alerté sur ce point : une fois que Pyongyang jugera son stock suffisant pour sa propre sécurité, la tentation de monétiser son savoir-faire ou de vendre des armes nucléaires à d'autres acteurs étatiques ou non-étatiques pourrait devenir une réalité. C'est là que le danger régional deviendrait un péril mondial.

Quelles sont les solutions diplomatiques envisagées ?

Face à l'inflexibilité de Pyongyang, Séoul plaide pour une approche pragmatique. Lee Jae Myung a surpris en suggérant que le président américain Donald Trump pourrait être un atout. « Le président Trump est une personnalité quelque peu unique, et je pense que cette caractéristique peut constituer un atout important », a-t-il déclaré, misant sur l'imprévisibilité de Trump pour briser l'impasse diplomatique et relancer le dialogue.

Cependant, les relations entre Washington et Pyongyang sont au point mort depuis l'échec des précédents sommets. Kim Jong-un conditionne toute reprise des pourparlers à l'abandon par les États-Unis de leurs exigences de démantèlement de son arsenal. La doctrine de la dissuasion est au cœur de la survie du régime, qui n'entend y renoncer sous aucun prétexte. La Corée du Sud cherche donc des solutions créatives pour une coexistence pacifique, tout en renforçant ses propres capacités de défense.

Foire Aux Questions (FAQ)

Combien d'armes nucléaires la Corée du Nord peut-elle produire chaque année ?

Selon les estimations du président sud-coréen Lee Jae Myung en janvier 2026, la Corée du Nord a la capacité de produire suffisamment de matière fissile pour assembler entre 10 et 20 armes nucléaires par an.

Quel est le principal risque au-delà du nombre d'armes ?

Le risque majeur est la prolifération. Une fois que la Corée du Nord aura atteint un stock qu'elle juge suffisant pour sa propre dissuasion, elle pourrait être tentée d'exporter sa technologie, ses composants ou même des armes complètes, ce qui créerait une menace mondiale.

Une solution diplomatique avec la Corée du Nord est-elle encore possible ?

La situation est bloquée, car Pyongyang refuse de négocier le démantèlement de son arsenal. Cependant, le président sud-coréen estime qu'une approche pragmatique, impliquant potentiellement des personnalités comme Donald Trump, pourrait permettre de relancer le dialogue pour au moins geler le programme avant d'envisager une dénucléarisation à long terme.