Le régulateur britannique de la protection des données, l'Information Commissioner's Office (ICO), lance une enquête visant X et xAI. La procédure se concentre sur le traitement des données personnelles par le système d'IA Grok, suspecté d'avoir généré des contenus sexualisés et préjudiciables sans le consentement des personnes concernées, y compris de mineurs.

Quelles sont les accusations au cœur de l'enquête ?

L'enquête fait suite à des rapports alarmants sur l'utilisation de Grok pour créer des images sexuelles non consenties, posant de " graves préoccupations au regard de la loi britannique sur la protection des données ".

L'ICO examinera si les données personnelles ont été traitées de manière " légale, juste et transparente " et si des garanties appropriées ont été intégrées dès la conception du système pour empêcher de tels abus.

L'enquête devra déterminer si les entreprises X et xAI ont failli à leurs obligations, notamment en ce qui concerne les manquements aux garanties de sécurité, après un premier contact établi en tout début d'année pour demander des informations urgentes.

xAI Grok

Quels risques encourent les entreprises d'Elon Musk ?

En cas de violation avérée, X et xAI s'exposent à de lourdes sanctions financières. En vertu du RGPD britannique et du Data Protection Act 2018, l'ICO peut infliger des amendes allant jusqu'à 17,5 millions de livres sterling ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial d'une entreprise. C'est le montant le plus élevé qui est retenu.

Au-delà des amendes, le régulateur dispose de larges pouvoirs de contrôle, pouvant émettre des avertissements, des blâmes et des ordonnances pour forcer les entreprises à se conformer à la législation.

L'enquête se penchera particulièrement sur la gestion du " traitement à haut risque ", catégorie à laquelle appartient la création d'images manipulées impliquant de vraies personnes.

Des enquêtes un peu partout dans le monde

En France, les bureaux parisiens de X ont été perquisitionnés dans le cadre d'une enquête similaire, tandis que la Commission européenne a lancé sa propre procédure sous l'égide du DSA. Des enquêtes sont également en cours aux États-Unis, notamment par le procureur général de Californie.