Après une première génération de cartes graphiques, baptisée Alchemist, qui a permis à Intel de poser un pied sur le marché très disputé des GPU dédiés, l'attente autour de son successeur, Battlemage, n'a cessé de grandir.
Si la firme a déjà lancé des modèles professionnels discrets, les joueurs restaient sur leur faim. Le silence a récemment été brisé non pas par une annonce officielle, mais par une série d'indices techniques qui resserrent l'étau autour d'un lancement à très court terme.
Des indices qui ne trompent pas
La confirmation la plus tangible provient directement des outils de développement d'Intel. Des mentions explicites de la référence « b770 » sont apparues dans un dépôt GitHub de l'entreprise, ainsi que dans des bibliothèques logicielles dédiées à l'algèbre linéaire (SYCL).
Ces apparitions ne sont jamais anodines et signalent généralement que le support matériel est en cours de finalisation, une étape cruciale juste avant une commercialisation. L'Intel Arc B770 n'est donc plus une simple rumeur.
Cette stratégie de laisser fuiter des informations via des canaux techniques permet de préparer le terrain sans engager formellement le département marketing. Pour les observateurs, le message est clair : la machine est en route.
Le fait que ces références apparaissent aux côtés de l'architecture « Battlemage » confirme que nous parlons bien de la nouvelle génération de puces graphiques, celle qui doit permettre à Intel de concurrencer plus sérieusement les offres de ses rivaux.
Quelle puissance attendre de l'architecture Battlemage ?
Au-delà du nom, les fuites dessinent le portrait d'une carte graphique aux ambitions revues à la hausse. Le cœur de la B770 serait un nouveau die GPU, le BMG-G31, qui embarquerait pas moins de 32 cœurs Xe2.
C'est une progression notable par rapport aux 20 cœurs de l'Arc A770, son prédécesseur direct. Cette montée en puissance matérielle laisse espérer des performances capables de cibler le jeu en 1440p avec des réglages élevés, un segment de marché très populaire.
Pour accompagner ce nouveau moteur, la carte serait dotée de 16 Go de mémoire GDDR6 sur un bus de 256 bits, une configuration solide pour les textures modernes.
Autre chiffre qui interpelle : le TGP (Total Graphics Power) pourrait atteindre 300 W, un seuil jamais atteint par Intel sur une carte grand public. Cette consommation élevée suggère que l'entreprise n'a pas fait de compromis sur la performance, quitte à s'aligner sur les standards énergétiques de la concurrence haut de gamme.
Un calendrier qui se resserre autour du CES 2026
La question n'est plus de savoir si la carte sortira, mais quand. Tous les regards se tournent désormais vers le CES 2026, qui ouvre ses portes dans quelques jours.
Intel y a prévu une conférence pour lancer ses nouveaux processeurs Panther Lake (Core Ultra 3). Profiter de cette tribune pour annoncer en même temps sa nouvelle offre graphique serait une démonstration de force et créerait une synergie évidente. Ignorer cette opportunité serait perçu comme un mauvais signal par une communauté qui attend de pied ferme.
Cette arrivée viendrait apporter une compétition bienvenue face aux futures RTX 5060 de NVIDIA et RX 9060 d'AMD. Depuis Alchemist, Intel a également beaucoup travaillé sur ses pilotes graphiques, qui étaient le principal talon d'Achille de la première génération.
Avec une base logicielle plus mature et une architecture matérielle plus ambitieuse, le succès de l'Arc B770 dépendra en fin de compte d'un dernier facteur, mais non des moindres : un positionnement tarifaire agressif.