Le feuilleton autour de la puce BMG-G31 d'Intel tient en haleine la communauté hardware depuis de longs mois. Annoncée par la rumeur comme le fer de lance de la future génération de cartes graphiques pour joueurs, elle s'est faite particulièrement discrète, au point que son existence même était parfois remise en question.

Le géant de Santa Clara a entretenu le mystère, se concentrant sur d'autres annonces et laissant le champ libre aux fuites et aux analyses. L'attente concernait surtout la déclinaison grand public, supposée venir concurrencer les modèles haut de gamme de ses rivaux.

L'Arc Pro B70 : une vitrine technologique pour le monde professionnel

Selon des informations concordantes provenant de sources fiables, notamment via le leaker Jaykihn, Intel serait sur le point de lancer une nouvelle référence : le GPU ARC Pro B70.

Cette carte graphique n'est pas pensée pour le gaming, mais bien pour les stations de travail et les applications intensives. Elle serait la première à embarquer la fameuse puce BMG-G31, la plus imposante de la nouvelle architecture d'Intel.

Elle proposerait une capacité mémoire de 32 Go de VRAM, voire plus, sur un bus de 256-bit. Une telle configuration est surdimensionnée pour le jeu vidéo actuel mais se révèle cruciale pour les lourdes charges de travail en création de contenu, en intelligence artificielle ou en calcul scientifique.

Cette carte graphique ARC Pro B70 se positionnerait ainsi comme une alternative crédible sur des segments de marché très spécifiques.

Le grand public, grand oublié de cette annonce ?

L'arrivée de la BMG-G31 sur le marché professionnel soulève une question inévitable : qu'en est-il de la version pour les joueurs, la supposée ARC B770 ?

Pour l'instant, c'est toujours le silence radio. Il semblerait qu'aucun partenaire d'Intel spécialisé dans les cartes gaming n'ait reçu de puces de test, ce qui suggère qu'un lancement n'est pas imminent. L'avenir de l'architecture Battlemage sur le segment grand public haut de gamme reste donc très incertain.

Plusieurs hypothèses peuvent expliquer cette stratégie. Intel pourrait d'abord sonder le marché professionnel, moins sensible aux aléas des prix et plus lucratif, avant de se lancer dans la bataille du gaming.

Une autre explication, plus pragmatique, pourrait résider dans des coûts de production élevés pour cette grosse puce, rendant sa commercialisation difficile à un tarif compétitif pour les joueurs face à une concurrence bien installée.

Une stratégie prudente face à un marché complexe

En choisissant de réserver sa puce la plus puissante au secteur professionnel, Intel adopte une posture prudente. Le fondeur évite une confrontation directe et risquée sur le terrain du jeu vidéo haut de gamme, où ses concurrents sont rois.

La firme pourrait ainsi tester sa nouvelle architecture et valider sa technologie sur un marché moins exposé avant d'envisager éventuellement une offensive plus large, même si Nvidia domine outrageusement et occupe déjà tous les segments.

La consommation électrique, estimée autour de 300 watts pour une carte basée sur la BMG-G31, est un autre facteur à prendre en compte, nécessitant une conception de référence robuste.

Une approche mesurée et discrète semble donc dicter la feuille de route d'Intel. La véritable question en suspens est de savoir si ce lancement professionnel n'est qu'une première étape ou si les joueurs devront définitivement faire une croix sur une carte Big Battlemage dans leur machine. En attendant Celestial ?