Dans un billet de blog, Sarah Friar, la directrice financière d'OpenAI, définit le cap pour l'année à venir : faire de 2026 l'année de l'adoption pratique.

L'objectif est ainsi de réduire le gap entre ce que l'IA rend désormais possible et la manière dont les individus, les entreprises et les organisations l'utilisent au jour le jour.

Cette opportunité est qualifiée d'immédiate, en particulier dans les secteurs de la santé, de la science et des grandes entreprises pour de meilleurs résultats opérationnels.

Une corrélation entre puissance de calcul et revenus

OpenAI révèle des chiffres qui illustrent sa croissance. La capacité de calcul est passée de 0,2 gigawatt en 2023 à environ 1,9 GW en 2025.

Sur la même période, le chiffre d'affaires annualisé a suivi une courbe identique, bondissant de 2 milliards de dollars à plus de 20 milliards de dollars. Cette croissance serait uniquement freinée par la disponibilité des infrastructures. 

OpenAI a diversifié son écosystème de fournisseurs, ne dépendant plus d'un acteur unique comme c'était le cas il y a trois ans. Cette stratégie autorise plus de latitude en matière de planification, dans un marché où l'accès aux puces IA et à l'énergie définit qui peut réellement passer à l'échelle supérieure.

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Comment le modèle économique va-t-il évoluer ?

Alors que l'entreprise va commencer à tester la publicité aux États-Unis dans le cadre de la version gratuite de ChatGPT et de l'abonnement ChatGPT Go, la vision à long terme dépasse largement les abonnements actuels.

À mesure que l'IA s'intègre dans la recherche scientifique ou la modélisation financière, de nouveaux modèles économiques vont émerger. L'avenir pourrait reposer sur des accords de licence, des propriétés intellectuelles ou une tarification basée sur les résultats.

Une ligne directrice reste cependant que la monétisation doit être native à l'expérience utilisateur. Si elle n'apporte pas de valeur ajoutée, elle n'a pas sa place.