À San Francisco, un nouveau protagoniste entre en scène. Il mesure 1,75 mètre, pèse 80 kilos et se déplace avec une fluidité déconcertante. Son nom : Phantom MK1. Développé par la start-up Foundation, cet androïde n'est pas un simple gadget de science-fiction.
Il est pensé pour remplacer les humains dans les usines, sur les champs de bataille et, un jour peut-être, sur Mars.
Quelles sont les capacités réelles de cet androïde ?
Le Phantom MK1 est avant tout une machine polyvalente. Avec une vitesse de marche approchant les 6,5 km/h et une capacité à soulever jusqu'à 36 kg, il a été conçu pour reproduire, voire dépasser, les capacités humaines dans des situations à haut risque. Ses applications potentielles vont du ravitaillement en zone de combat à l'entretien de matériel militaire, en passant par la construction d'infrastructures sur d'autres planètes.
Cette polyvalence repose sur une technologie de pointe. Le robot humanoïde utilise huit caméras intégrées et une intelligence artificielle qui lui permet d'interagir avec son environnement. Cependant, le défi majeur reste son autonomie énergétique, limitée à deux ou trois heures, ce qui freine pour l'instant son déploiement pour des opérations prolongées.
Pourquoi développer un soldat robotisé ?
La création de ce type de robot répond à des enjeux géopolitiques évidents. Face à la Chine et à la Russie, qui développent activement leurs propres automates de combat, les États-Unis cherchent à ne pas prendre de retard. L'objectif principal est de réduire le risque humain en envoyant des machines effectuer les tâches les plus dangereuses. Sankaet Pathak, le PDG de Foundation, imagine ses robots comme les "premiers corps à entrer" dans les zones hostiles.
Cette perspective de militarisation soulève de profondes questions éthiques. Bien que les versions actuelles ne soient pas armées, la possibilité qu'elles manipulent des armes est envisagée. Se pose alors la question du contrôle humain sur les décisions létales, un débat déjà bien engagé avec l'usage des drones militaires.
Le Phantom MK1 est-il vraiment prêt pour le terrain ?
Malgré des démonstrations impressionnantes, les défis technologiques restent nombreux. La fragilité de certains composants a été mise en évidence lorsqu'un Phantom MK1 a dû être reconstruit après un simple transport. De plus, son intelligence artificielle, bien que prometteuse, est loin d'égaler la capacité d'adaptation humaine face à l'imprévu et nécessite un entraînement intensif.
L'endurance et l'autonomie sont les autres points faibles. Les batteries limitent son temps d'action et la complexité des terrains extérieurs reste un obstacle majeur. Foundation affiche des ambitions de production à grande échelle, avec 10 000 unités prévues pour 2026, mais la route vers un déploiement massif et fiable semble encore longue.
Foire Aux Questions (FAQ)
Qui est derrière le projet Phantom MK1 ?
Le robot est développé par Foundation, une start-up de San Francisco. L'équipe est composée d'ingénieurs expérimentés venant de géants de la tech comme Tesla, Boston Dynamics et SpaceX.
Quel est le coût d'un robot Phantom MK1 ?
Le coût initial de production est estimé à 150 000 dollars par unité pour les petites séries. Foundation envisage un modèle économique basé sur la location, pour environ 100 000 dollars par an et par robot.
Ce type de robot est-il déjà armé ?
Non, les versions actuelles du Phantom MK1 ne sont pas armées. Cependant, ses concepteurs prévoient que les futurs modèles puissent manipuler des armes, tout en insistant sur le fait que les décisions létales resteront sous contrôle humain.