Les Jeux Olympiques sont souvent le lieu de démonstration de technologies innovantes. L'importance de l'événement offre une visibilité à ne pas manquer pour se faire connaître.
Et pourtant, c'est bien ce qui s'est passé pour les taxis volants eVTOL (électrique et à décollage / atterrissage vertical) de Volocopter et le projet porté par ADP (Aéroports de Paris). La démonstration d'un service de transport des aéroports parisiens vers les sites sportifs à l'aide d'un engin volant doté de 18 moteurs électriques portés par une nacelle au-dessus d'une cabine abritant un passager et le pilote a tourné court.
Face à une vive opposition d'élus de la Ville de Paris questionnant l'intérêt économique et l'impact environnemental de ces véhicules d'un genre nouveau, le projet n'avait pas obtenu les autorisation de vol dans le temps imparti.
Pas de démonstration pour Notre-Dame
Le groupe ADP n'avait pas baissé les bras et espérait pouvoir réaliser une première démonstration avant la fin de l'année, après un court envol de quelques minutes à Versailles à la toute fin des J.O.
Il espérait notamment pouvoir conjuguer cette première démonstration en conditions réelles avec la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris le 7 décembre prochain.
Mais, selon Le Parisien, la certification de l'appareil n'est toujours pas validée et ne le sera sans doute pas dans les temps. Volocopter, à l'origine du véhicule volant, avait dû renvoyer les moteurs électriques aux Etats-Unis pour les refaire certifier et les temps d'essai en vol nécessaires, de 150 heures, ne permettront pas de faire voler des taxis volants début décembre.
Nouvelle chance en 2025
Entre des conditions hivernales pas forcément idéales pour des démonstrations et ce retard dans la validation des engins, il faudra sans doute patienter jusqu'en 2025. ADP reste attaché au projet, d'autant plus que d'autres acteurs avancent ailleurs dans le monde, comme le chinois EHang dont l'engin eVTOL fait déjà l'objet de démonstrations en Thaïlande.
Il assure d'ailleurs que ses vertiports, les stations d'accueil des taxis volants, peuvent être adaptées à tout type de constructeur. En attendant, celui qui avait été installé quai d'Austerlitz a été retiré, les autorisations provisoires de vol pour Volocopter courant jusqu'au 31 décembre.