Lors d'une intervention remarquée au Forum Économique Mondial, le PDG de Tesla a créé la surprise. Elon Musk a en effet déclaré s'attendre à ce que les autorités réglementaires en Europe et en Chine donnent leur feu vert au déploiement de son système de conduite autonome Supervised Full Self-Driving (FSD) dans un délai très court, potentiellement dès le mois suivant.

Une déclaration qui a immédiatement trouvé un écho favorable sur les marchés, avec une hausse notable de l'action de l'entreprise.

Un horizon réglementaire qui s'éclaircit pour le FSD ?

La promesse est de taille. L'approbation du FSD en Europe a longtemps été un parcours semé d'embûches, l'entreprise étant confrontée à un cadre réglementaire plus strict et fragmenté qu'aux États-Unis.

L'obtention de cet accord marquerait une étape décisive pour le déploiement de cette technologie en dehors de son marché domestique.

Il est important de rappeler que le système, bien que commercialisé sous le nom de Full Self-Driving, est toujours classé comme une assistance avancée à la conduite (ADAS).

Les régulateurs insistent sur le fait qu'il exige une vigilance constante de la part du conducteur, un point central des nombreuses expertises de sécurité menées sur cette technologie.

Une diversification stratégique face à la concurrence

Cette accélération sur le front logiciel n'est pas anodine. Elle s'inscrit dans un contexte économique plus tendu pour Tesla, qui doit faire face à une concurrence de plus en plus vive, notamment du géant chinois BYD qui lui a ravi le titre de plus grand constructeur de véhicules électriques au monde.

Les chiffres de vente, comme la baisse des immatriculations en Californie, poussent l'entreprise à chercher de nouveaux relais de croissance.

Pour Elon Musk, l'avenir de sa société ne réside pas uniquement dans la production de véhicules, mais bien dans sa capacité à se positionner comme un leader de l'intelligence artificielle.

La monétisation des logiciels et des services, avec le FSD en tête de gondole, devient donc un axe stratégique pour justifier les ambitions et la valorisation boursière du groupe.

Au-delà de la conduite, la vision robotique d'Elon Musk

Le développement du FSD est indissociable d'une autre ambition majeure : le robot humanoïde Optimus. Musk a réitéré que les avancées en intelligence artificielle pour les véhicules autonomes alimentent directement les capacités de ses robots. Il a même prédit un avenir où les robots seraient plus nombreux que les humains.

Cependant, la route est encore longue. Actuellement, quelques robots Optimus effectuent des tâches simples en usine, et la commercialisation au grand public, initialement promise plus tôt, est désormais repoussée.

Les experts du secteur soulignent la complexité technique et le besoin colossal de données pour entraîner ces machines, rappelant que le marché attend des preuves concrètes de viabilité économique et de capacité de production à grande échelle.