Après plusieurs mois de retard sur le planning initial, la mise en service du TGV M, aussi connu sous son nom de projet Avelia Horizon, se concrétise enfin.
Ce déploiement, très attendu par la SNCF et les usagers, va commencer sur l'axe le plus stratégique et le plus fréquenté du réseau ferroviaire français, reliant la capitale au sud-est du pays.
Un déploiement progressif sur l'axe Sud-Est
Les voyageurs de la ligne à grande vitesse Paris-Marseille seront les tout premiers à embarquer à bord du TGV M. L'itinéraire Paris-Lyon suivra de très près dans cette phase initiale.
Le lancement officiel est donc calé au 1er juillet 2026, date à laquelle quatre rames de nouvelle génération entreront en circulation pour leurs premiers trajets commerciaux.
SNCF Voyageurs a détaillé un calendrier de montée en puissance bien précis. Après ces quatre premières unités en juillet, la flotte passera à huit rames en circulation dès le mois de septembre.
L'objectif est d'atteindre un total de treize rames exploitées sur l'axe Sud-Est d'ici la fin de l’année 2026, assurant ainsi une transition en douceur et une augmentation progressive de l'offre.
Quelles sont les promesses de ce TGV de 5ème génération ?
Le TGV M est une véritable évolution par rapport au TGV. Son design, avec un nez plus effilé et une ligne plus aérodynamique, contribue à une réduction notable de 20 % de la consommation d'énergie par rapport aux modèles actuels.
C'est un argument de poids pour la SNCF dans un contexte de transition écologique. Côté performances, il pourra atteindre une vitesse de pointe commerciale de 320 km/h, avec des capacités techniques allant jusqu'à 350 km/h.
Cette nouvelle génération roulera donc à la même vitesse mais en consommant beaucoup moins d'énergie, ce qui permet une adaptation douce des infrastructures pour l'accueillir.
L'autre avancée majeure réside dans sa modularité, d'où son surnom « M ». Il est surtout bien plus capacitaire que ses prédécesseurs. Le nouveau TGV Inoui est composé de neuf voitures voyageurs, contre huit actuellement.
Cette configuration permet d'augmenter le nombre de places de 20 %, portant la capacité totale à 740 sièges dans sa version maximale.
Un projet industriel d'envergure mené par Alstom
Derrière ce nouveau train se trouve le constructeur français Alstom, qui a conçu et assemblé ces rames sur le territoire national.
Ce projet colossal mobilise l'expertise de 11 des 16 sites français du groupe, incluant notamment celui de Villeurbanne. La commande initiale passée par la SNCF en 2018 est à la hauteur des enjeux de modernisation du parc ferroviaire.
Le contrat porte sur la livraison de 115 rames au total, dont 15 sont en option, pour un investissement global de 3,5 milliards d’euros. Ce renouvellement de la flotte est stratégique et vise à préparer le réseau TGV pour les décennies à venir.
Le déploiement sur les autres grandes lignes françaises se fera progressivement au cours des prochaines années, une fois l'axe Sud-Est entièrement équipé.