À peine vingt-deux mois après un lancement remarqué, Xiaomi ne laisse aucun répit à ses concurrents et dévoile une refonte majeure de sa berline électrique SU7. Loin d'un simple lifting esthétique, cette nouvelle mouture s'attaque au cœur du réacteur : la performance, la technologie et la sécurité.
Le constructeur, qui vise 550 000 livraisons en 2026, prouve qu'il a les moyens de ses ambitions et compte bien bousculer l'ordre établi sur le marché automobile.
Quelles sont les avancées techniques majeures ?
Le bouleversement principal se situe au niveau de l'architecture électrique. Xiaomi abandonne les 400 volts sur ses versions d'entrée de gamme pour une architecture 800V (752V pour les Standard/Pro et 897V pour la Max). Concrètement, cette migration technique transforme radicalement l'expérience de la recharge. La version Max peut désormais récupérer 670 kilomètres en seulement 15 minutes, pulvérisant les références actuelles du marché, là où elle plafonnait à 510 km auparavant.
Cette efficacité s'accompagne d'une progression remarquable de l'autonomie. Grâce à une nouvelle batterie Qilin de 2e génération signée CATL, à la densité énergétique en hausse, la version Pro atteint le chiffre record de 902 km selon la norme chinoise CLTC. Une fois convertis au cycle européen WLTP, plus réaliste, ces chiffres donnent des rayons d'action compris entre 620 et 780 kilomètres, plaçant la SU7 au sommet de sa catégorie.
La technologie et la sécurité sont-elles au rendez-vous ?
Xiaomi opère une véritable démocratisation du luxe technologique. Le LiDAR, capteur indispensable à une conduite autonome avancée et autrefois réservé aux finitions les plus chères, équipe désormais toutes les versions de série. Couplé à une puce 50% plus puissante, il permet aux aides à la conduite d'opérer avec une précision inédite, y compris pour la conduite autonome en ville. De même, la suspension pneumatique à double chambre est maintenant généralisée sur toute la gamme.
Le volet sécuritaire a fait l'objet d'une attention toute particulière. La structure intègre désormais neuf airbags (contre sept auparavant) et des renforts en acier thermoformé ultra-résistant. Suite à un accident mortel survenu en 2025, les poignées de porte ont été entièrement repensées. Le PDG Lei Jun a d'ailleurs martelé que la sécurité était devenue le socle absolu, délaissant la surenchère sur les performances pures qui caractérisait sa communication initiale.
Quel impact pour le marché européen ?
En Chine, la nouvelle Xiaomi SU7 est déjà disponible en précommande à un prix d'entrée de 229 900 yuans, soit environ 29 000 euros. Malgré une hausse contenue de 6,5%, le rapport prix/prestations reste extraordinairement compétitif et a de quoi faire trembler la concurrence, Tesla en tête.
L'arrivée sur le Vieux Continent est confirmée pour 2027, mais il faut tempérer les attentes sur le tarif. Les droits de douane et l'inéligibilité au bonus écologique français en raison de sa production chinoise devraient logiquement porter son prix d'appel au-delà de la barre des 35 000 euros. Néanmoins, même à ce tarif, ses spécifications techniques pourraient en faire un acteur incontournable du marché européen.
Foire Aux Questions (FAQ)
Quelle est l'autonomie réelle de la Xiaomi SU7 2026 ?
L'autonomie annoncée jusqu'à 902 km est basée sur le cycle d'homologation chinois CLTC, plus optimiste que la norme européenne. En cycle WLTP, plus proche des conditions réelles de conduite en Europe, on peut estimer une autonomie comprise entre 620 et 780 km selon la version, ce qui reste exceptionnel.
La Xiaomi SU7 sera-t-elle vendue en France ?
Oui, Xiaomi a confirmé son intention de commercialiser ses véhicules électriques en Europe, et donc en France, à partir de 2027. Les modèles exacts qui composeront la gamme ne sont pas encore officiellement arrêtés, mais la SU7 devrait logiquement en faire partie.
Le prix de la Xiaomi SU7 restera-t-il sous les 30 000 euros en Europe ?
Non, c'est très peu probable. Le prix de départ affiché en Chine ne comprend pas les coûts liés à l'importation, aux taxes douanières européennes et à l'homologation. De plus, elle ne sera pas éligible au bonus écologique français, ce qui augmentera son coût final pour le consommateur.