YouTube a annoncé une mise à jour de ses règles de monétisation. Des contenus abordant des thèmes jugés sensibles, tels que les violences domestiques, le harcèlement sexuel, l'avortement ou l'automutilation, peuvent bénéficier d'une monétisation publicitaire complète.
Pourquoi un tel changement de politique ?
Cette décision fait suite à de nombreux retours de la communauté des créateurs, qui estimaient les anciennes directives trop restrictives. Auparavant, le simple fait d'évoquer ces sujets entraînait une démonétisation quasi systématique.
" Nous avons constaté que nos directives dans ce domaine étaient devenues trop restrictives et finissaient par démonétiser des contenus mis en scène ", explique Conor Kavanagh, responsable de la politique de monétisation chez YouTube.
La plateforme souhaite ainsi garantir que les créateurs qui racontent des histoires importantes aient une opportunité de générer des revenus grâce aux nouvelles règles de monétisation.
Quels contenus sont désormais éligibles à la monétisation ?
La mise à jour couvre un large éventail de formats. Sont concernés les contenus mis en scène, les témoignages personnels, ainsi que les contenus préventifs ou journalistiques qui traitent de sujets sensibles. La nuance essentielle réside dans l'absence de descriptions ou d'images graphiques.
L'objectif est de trouver un équilibre entre le soutien aux créateurs et le respect du " choix des annonceurs et du sentiment de l'industrie ". La nouvelle approche ne prend plus seulement en compte le sujet, mais aussi la manière dont il est présenté.
YouTube avait déjà mis de l'eau dans son vin
YouTube maintient une ligne rouge pour certains sujets. Les contenus liés à l'abus sur mineur, au trafic sexuel d'enfants ou aux troubles du comportement alimentaire restent inéligibles à une monétisation complète.
Toute description ou scène graphique sur ces thèmes entraînera toujours des restrictions publicitaires.
Ce n'est pas la première fois que YouTube ajuste ses règles en réponse aux créateurs. Une mesure similaire avait été prise l'été dernier concernant l'usage de grossièretés dans les premières secondes d'une vidéo.