Intelligence artificielle : le nombre de brevets déposés grimpe exponentiellement

Le par  |  9 commentaire(s) Source : Les Echos
intelligence artificielle ia

Le nombre de publications et de brevets déposés sur le thème de l'intelligence artificielle s'est accru au niveau mondial de façon exponentielle depuis le début des années 2010.

Même s'il recouvre des réalités très diverses et est encore souvent mis à toutes les sauces pour impressionner un auditoire, le concept de l'intelligence artificielle fait l'objet de toutes les attentions de la recherche scientifiques et des industriels, avec une augmentation exponentielle des publications et dépôts de brevets depuis 2012 environ.

C'est ce qui ressort d'un rapport sur l'IA de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI ou WIPO en anglais), et qui tend à confirmer qu'il s'agit d'une tendance de fond et pas seulement d'un phénomène de mode sur le point de se dégonfler aussi vite qu'il est apparu, même si ses effets se jouent souvent surtout en coulisses.

WIPO brevets IA

Rien que sur 2017, plus de 55 000 brevets relatifs à l'IA (au sens large) ont été déposés, tandis que plus de 130 000 publications scientifiques ont vu le jour. Si depuis les années 90, les publications ont vu leur rythme s'accélérer, l'augmentation rapide du nombre de brevets trouve un point d'inflexion en 2012, avec la finalisation de l'outil de reconnaissance visuelle AlexNet, conçu par des chercheurs de l'Université de Toronto, rappelle le journal Les Echos, tandis que des chercheurs de Google et Stanford publiaient un article démontrant des capacités de reconnaissance d'objet (ici des chats dans des vidéos Youtube) grâce au deep learning.

WIPO brevets IA 02

Les données de l'OMPI montrent ainsi une forte poussée des brevets concernant la reconnaissance visuelle après 2012, loin devant d'autres techniques de reconnaissance (la parole et le langage, notamment). Plus généralement, le deep learning est la compétence de l'IA qui a le plus fait l'objet de dépôts de brevets, et sans le temps de maturation habituel après les publications scientifiques.

Concernant les brevets, les principaux secteurs intéressés par la reconnaissance visuelle sont, de loin, les transports suivis des télécommunications avec, sans surprise pour le premier, un focus principal sur la voiture autonome.

Vos commentaires

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Le #2049948
Je voudrai bien voir un graphique sur l'évolution de l'intelligence réelle pour la même période...
Le #2049949
En contrepartie l'intelligence humaine ne cesse de dégringoler
Le #2049950
J'espère que Yann LeCun en a déposé quelques uns ....
Le #2049980
Encore merci pour les images 600x450...
Le #2049987
lebonga a écrit :

Je voudrai bien voir un graphique sur l'évolution de l'intelligence réelle pour la même période...


il faudrait déjà être capable de mesurer l'intelligence.
il doit bien exister un barème mais est il représentatif d'une réelle intelligence ?
et je ne parle pas de test de turing.
Le #2050012
Jarod5001 a écrit :

En contrepartie l'intelligence humaine ne cesse de dégringoler


L'intelligence dite artificielle est codée et élaborée par des humains ou des machines humaines de toute façon.

Yann Lecun, le père du Deep Learning, une forme de scripting avancé dans le scripting, dit depuis des lustres que ces soi-disant intelligences artificielles n'ont même pas les capacités cognitives de base d'une enfant de 2 ans.

Certes elles sont meilleures que des humains dans des domaines très spécifiques et ultra spécialisés, mais jamais ces machines conçues par l'homme ne sauront s’adapter aussi vite que nous aux innombrables situation que l'humain peut rencontrer chaque jour...
Le #2050017
De mon point de vue, tout ça n'est en effet que du marketing et ressemble fortement a ce qui s'est appelé DMCA ou brevets logiciels par le passé.
L'europe a jeté cette idée étasunienne par la fenêtre dans le passé, mais ces con**rds reviennent par la grande porte, une fois de plus. Et comme l'informatique mondiale est dominée par les industriels étasuniens, nous sommes certains qu’ils en seront les maitres, quelles qu’en soient les conséquences. Au moins en occident.

La seule différence avec les brevets logiciels, c'est le volume des données stockées dans le nuage, ou plutôt LES nuages, qui bien que leur noms laissent penser que c'est impalpable ou très flou, sont bel et bien matérialisés a travers les centres de données, ces "usines informatique" sortes de bibliothèques massives de données discriminées et personnelles, récoltées a travers les milliards de "capteurs" comme les smartphones, montres connectées, enceintes connectées et leurs assistants vocaux, et surtout les petits scripts chargées dans nos navigateurs et autres applicatifs dans le nuage.

Pour ceux qui veulent approfondir la question, voici un podcast qui aidera a méditer cette question déterminante pour l'avenir de nos sociétés :

Qu’est-ce que les robots nous apprennent sur nous-mêmes ?
https://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/la-conversation-scientifique-du-samedi-07-avril-2018

Invitée : Laurence Devillers, professeure d’informatique à l’université Paris-Sorbonne et chercheuse au Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (Limsi) du CNRS, auteur de « Des robots et des hommes » (éditions Quae, 2017).
Le #2050021
ATomicBoy44 a écrit :

De mon point de vue, tout ça n'est en effet que du marketing et ressemble fortement a ce qui s'est appelé DMCA ou brevets logiciels par le passé.
L'europe a jeté cette idée étasunienne par la fenêtre dans le passé, mais ces con**rds reviennent par la grande porte, une fois de plus. Et comme l'informatique mondiale est dominée par les industriels étasuniens, nous sommes certains qu’ils en seront les maitres, quelles qu’en soient les conséquences. Au moins en occident.

La seule différence avec les brevets logiciels, c'est le volume des données stockées dans le nuage, ou plutôt LES nuages, qui bien que leur noms laissent penser que c'est impalpable ou très flou, sont bel et bien matérialisés a travers les centres de données, ces "usines informatique" sortes de bibliothèques massives de données discriminées et personnelles, récoltées a travers les milliards de "capteurs" comme les smartphones, montres connectées, enceintes connectées et leurs assistants vocaux, et surtout les petits scripts chargées dans nos navigateurs et autres applicatifs dans le nuage.

Pour ceux qui veulent approfondir la question, voici un podcast qui aidera a méditer cette question déterminante pour l'avenir de nos sociétés :

Qu’est-ce que les robots nous apprennent sur nous-mêmes ?
https://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/la-conversation-scientifique-du-samedi-07-avril-2018

Invitée : Laurence Devillers, professeure d’informatique à l’université Paris-Sorbonne et chercheuse au Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (Limsi) du CNRS, auteur de « Des robots et des hommes » (éditions Quae, 2017).


Merci pour le podcast

Je conseille aussi la lecture de cet excellent livre, Homo Deus

https://www.amazon.fr/Homo-Deus-br%C3%A8ve-histoire-lavenir/dp/2226393870
Le #2050027
ATomicBoy44 a écrit :

De mon point de vue, tout ça n'est en effet que du marketing et ressemble fortement a ce qui s'est appelé DMCA ou brevets logiciels par le passé.
L'europe a jeté cette idée étasunienne par la fenêtre dans le passé, mais ces con**rds reviennent par la grande porte, une fois de plus. Et comme l'informatique mondiale est dominée par les industriels étasuniens, nous sommes certains qu’ils en seront les maitres, quelles qu’en soient les conséquences. Au moins en occident.

La seule différence avec les brevets logiciels, c'est le volume des données stockées dans le nuage, ou plutôt LES nuages, qui bien que leur noms laissent penser que c'est impalpable ou très flou, sont bel et bien matérialisés a travers les centres de données, ces "usines informatique" sortes de bibliothèques massives de données discriminées et personnelles, récoltées a travers les milliards de "capteurs" comme les smartphones, montres connectées, enceintes connectées et leurs assistants vocaux, et surtout les petits scripts chargées dans nos navigateurs et autres applicatifs dans le nuage.

Pour ceux qui veulent approfondir la question, voici un podcast qui aidera a méditer cette question déterminante pour l'avenir de nos sociétés :

Qu’est-ce que les robots nous apprennent sur nous-mêmes ?
https://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/la-conversation-scientifique-du-samedi-07-avril-2018

Invitée : Laurence Devillers, professeure d’informatique à l’université Paris-Sorbonne et chercheuse au Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (Limsi) du CNRS, auteur de « Des robots et des hommes » (éditions Quae, 2017).


Bon, un peu déçu du podcast, ça commence mal.
Pour elle tout les ensembles sont finis et l'IA ne peut faire preuve de créativité.

On vient juste de montrer que si : https://www.youtube.com/watch?v=xuBzQ38DNhE
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