Mieux comprendre le peer-to-peer (p2p)

Le par Manuel D. C.  |  9 commentaire(s)
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Bénéficiant d’une notoriété se développant exponentiellement de par sa facilité d’accès et d’utilisation à tout internaute, le peer-to-peer représente la plus grande source de téléchargements dans le monde. Mais devant la diversité des réseaux de partage, il n’est pas facile de s’y retrouver. L’occasion pour nous de vous présenter les principes de fonctionnement des réseaux d’échange de fichiers. Sans oublier de dresser un panorama non exhaustif des meilleurs logiciels d’échange afin de mieux vous guider.

Introduction

Le peer to peer (p2p), que l’on peut traduire par pair-à-pair, est un ensemble de techniques permettant de mettre en place un système d’échange de données avec plusieurs utilisateurs entre eux.
          
 
L’avantage d’un système dit « peer-to-peer » est d’être un réseau sans aucune hiérarchie entre les utilisateurs, puisqu’il n’y a plus besoin d’un ou de plusieurs serveurs disposant d’une bande passante couteuse pour centraliser et mettre à disposition des fichiers. Les échanges passent directement d’un ordinateur à l’autre. Malheureusement, bien que le peer-to-peer soit un outil assez exceptionnel de part ses coûts de mise en service bien inférieurs à un véritable serveur, mais également par sa grande simplicité d’utilisation, il est trop vite assimilé avec le piratage et l’illégalité. Inutile de mentir ou de se voiler la face puisqu’il est possible de trouver toutes sortes de contenus illégaux : musique, films, vidéo, logiciels, système d’exploitation, etc.
 
 
 p2p_diagram

Le p2p séduit par sa simplicité de mise en oeuvre et d'utilisation.
Sans oublier son coût de mise en oeuvre qui est très faible. 
 


emule prison Néanmoins, le peer-to-peer va bien plus loin, n’en déplaise aux nombreux détracteurs qui ne voient que l’aspect mauvaise utilisation de cette technologie.
A titre d’exemple, il est possible d’échanger ses photos de famille, de vacances, ou illustrant bien d’autres événements avec sa famille, ses amis et ses proches. Mais il est aussi possible de découvrir de nombreux talents dans le domaine de la musique (jeunes auteurs/compositeurs, etc.).
Et il reste très souvent utilisé pour partager diverses vidéos amateurs, comme la dernière version du très apprécié Ryan vs Dorkman 2 que les fans de Star Wars connaissent très bien.

Egalement très utilisé dans le monde du libre, il est souvent utilisé pour diffuser les derniers systèmes d’exploitation Unix, BSD, ou encore Linux. Sans parler des nombreux échanges entre développeurs pour perfectionner, et corriger le code source d’un programme Open Source avec la communauté correspondante. 
 
 
 
Bref, le peer-to-peer offre un accès simple, rapide et quasiment gratuit pour télécharger et diffuser des données, puisqu’il ne requiert aucun moyen technique lourd et couteux. Une connexion Internet, ainsi qu’une grande capacité de stockage disque dur suffisent. Seule contrepartie, la bande passante de votre connexion Internet ainsi que celle des autres utilisateurs influeront fortement sur le réseau p2p.

Mais comme nous allons le voir un peu plus loin dans ce dossier, le p2p permet également de communiquer instantanément (messagerie instantanée, téléphonie VoIP, etc.) avec plusieurs utilisateurs et même de diffuser la télévision par Internet.
 
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Le réseau centralisé

On distingue plusieurs types de réseaux p2p. Si nous avons utilisés en introduction le terme un peu fort de « aucune hiérarchie entre les utilisateurs », c’était essentiellement pour souligner qu’aucun moyen technique lourd et couteux n’était indispensable pour mettre en place et utiliser les techniques du peer-to-peer. Mais celui-ci s’architecture néanmoins autour d’une certaine hiérarchie.
 
A commencer par le réseau centralisé qui s’appuie sur un ou plusieurs serveurs mettant tous les utilisateurs en contact entre eux, en recensant chacun d’entre eux (nom, adresse IP), ainsi que toutes les ressources partagées disponibles à l’aide d’un système d’indexation appelé la table de hachage distribuée (DHT : Distributed Hash Table).
 
 
 architecture client serveur architecture client serveur
 
 
La table de hachage distribuée permet théoriquement d’éviter la multiplication de fichiers inutiles. De manière simplifiée, cette technique permet d’associer un identifiant unique (hash) à chaque pair, chaque mot clef et chaque fichier en fonction de son contenu et non de son nom. Ce qui permet par exemple d’éviter le téléchargement de plusieurs fichiers différents en apparence puisqu’ils portent un nom différent, alors que chacun d’entre eux offrent pourtant un contenu identique. Ou encore d’éviter de ne pas télécharger des fichiers portant le même nom, mais offrant en réalité un contenu différent.

L’avantage de l’architecture réseau centralisée est d’offrir une vue d’ensemble très complète du réseau. En contrepartie, ce type de réseau est aujourd’hui de moins en moins utilisé (à l’exception de certains réseaux privés), et il suffit de mettre hors service le serveur pour anéantir le réseau p2p.

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Le réseau distribué

Le réseau distribué ne s’appuie pour sa part sur aucun serveur. Chaque PC utilisateur joue le rôle d’un client/serveur, sont connectés entre eux afin de relayer les requêtes de PC à PC. La technique de la table de hachage distribué reste utilisée pour éviter les doublons. Toutefois, ce sont dorénavant les utilisateurs qui prennent en charge le rôle de serveur pour assurer le bon fonctionnement des tables de hachages.
Mais afin d’éviter tout problème en cas d’absence ou de disparition d’un ou de plusieurs clients/serveurs, c'est-à-dire pour éviter toute perte d’une ou de plusieurs parties des tables de hachage, les différentes parties constituant les tables de hachage sont réparties entre de nombreux pairs.
 
 
 Architectures p2p

Contrairement au réseau centralisé (à gauche), le réseau distribué, également
connu sous le nom de réseau décentralisé, ne s'appuie sur aucun serveur.
Chaque utilisateur client devient automatiquement un serveur. 
 
 
L’avantage de ce type d’architecture est d’offrir un réseau robuste, puisque chaque PC se transformant en client/serveur, la disparition de l’un ou de plusieurs d’entre eux ne suffira pas à stopper le réseau. En contrepartie, le trafic est plus important et la recherche de fichier prendra beaucoup plus de temps, chaque requête étant adressée à chaque utilisateur connecté, et chacun d’entre eux faisant de même.
Le problème, c’est que plus il y a d’utilisateurs sur le réseau, plus le trafic de données augmente exponentiellement. Pour éviter ce désagrément de taille, plusieurs techniques existent.  

La méthode la plus simple, plus connue sous le nom d’horizon, est de limiter volontairement le nombre d’utilisateurs (pairs) visibles par un autre pair. Ce qui permet de limiter l’envoi des requêtes aux seuls clients/serveurs constituant l’horizon. En cas d’échec, les requêtes sont alors envoyées au-delà de l’horizon.
Pour compléter cette méthode, on utilise également la méthode du « timeout » qui n’est autre que la mise en place d’un délai limite avant l’abandon d’une requête en cas de non réponse.

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Le réseau hybride

Le réseau hybride est un peu plus complexe à mettre en œuvre et associe à la fois le réseau centralisé et distribué. Ce type de réseau utilise plusieurs serveurs, néanmoins ils restent suffisamment nombreux pour ne pas entraîner la disparition du réseau en cas de perte ou d’arrêt d’un serveur (en théorie).

De cette façon, chaque serveur est connecté à d’autres serveurs suivant le modèle de l’architecture distribuée. Par conséquent, si un fichier recherché par un utilisateur n’est pas indexé par le serveur auquel il est rattaché, celui-ci transmet alors la requête vers un autre serveur. Ce qui permet de bénéficier d’une meilleure bande passante grâce à la réduction du trafic des requêtes.
 
 
 Architecture Hybride

Les réseaux hybrides sont des réseaux ni complétement centralisés,
ni complétement distribués. 
 
 
Deux types de réseaux hybrides existent : le réseau hybride statique et dynamique.
Dans le premier cas, le PC client peut devenir un serveur si l’utilisateur le souhaite. C’est sur type de réseau que fonctionnait eDonkey.

Dans le deuxième cas, le logiciel client permet de devenir automatiquement un serveur sous certaines conditions. C’est le cas notamment de Limewire, GNUtella et Fasttrack.

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Le BitTorrent

De manière générale, le p2p permet à chaque utilisateur ayant téléchargé les données souhaitées de devenir automatiquement serveur à son tour, et de servir alors les autres utilisateurs.
Mais afin d’éviter les éventuelles contraintes liées à la taille du fichier partagé et à la bande passante de la source, les derniers logiciels p2p supportent le transfert multi-source. Ce qui permet de télécharger le même fichier en parallèle depuis toutes les sources existantes et d’augmenter ainsi un débit de téléchargement plus conséquent. Pour cela, chaque fichier partagé est tout d’abord découpé en de multiples blocs. Puis grâce à la table de hachage, le logiciel p2p détecte quels blocs possède chaque source afin de définir quel bloc télécharger en fonction de la source. 
 bittorrent
Développé par Bram Cohen, le BitTorrent s’appuie sur le téléchargement multi-sources. Mais à la différence du p2p, le réseau BiTorrent permet tout d’abord à chaque utilisateur, ou pair, de devenir aussitôt un serveur et de partager les fichiers avant même de les avoir téléchargés dans leur totalité.
Le BiTorrent se caractérise par les leechers (ceux qui téléchargent et partagent des blocs de fichiers à d’autres utilisateurs), et par les seeders qui disposent de la totalité d’un fichier à partager. Cet ensemble de leechers et seeders est appelé essaim (swarm).
 
 
 utorrent4

La catégorie Files permet d'être informé sur les fichiers en cours de téléchargement.
L'onglet Pieces permet quant à lui de distiller les informations
sur chaque blocs composant les fichiers. 


Ce type de réseau se montre particulièrement intéressant pour les fichiers de grande taille et récents (car le temps de partage des fichiers reste assez court). Plus un fichier est téléchargé, plus il devient accessible. Ce qui permet d’atteindre des débits d’émission/réception des données assez conséquents. De plus, seul le fichier téléchargé ou en cours de téléchargement est partagé et non le contenu partagé de votre disque dur, contrairement au p2p. Ce qui pour rappel, provoque une file d’attente (et un goulet d’étranglement dégradant la vitesse de transfert) lorsque plusieurs utilisateurs sont intéressés par un même fichier.
 
 
 utorrent2

On peut découvrir ici la liste des leechers et seeders sous uTorrent. Toutefois,
tous ces utilisateurs sont des Seeders puisqu'ils disposent du fichier partagé dans sa totalité. 


De plus, le BitTorrent intègre un système de rétribution favorisant les leechers et seeders partageant le plus. Caractérisé par le ratio, plus on partage de blocs, plus on reçoit. En contrepartie, la disponibilité des fichiers partagés est moindre avec le BitTorrent puisque celui-ci, à l’instar des logiciels de peer-to-peer, n’intègre pas de moteur de recherche mais utilisent des torrents.
 
Le torrent est un fichier de faible taille, régulièrement mis à jour contenant les métadonnées du fichier partagé : liste des leechers téléchargeant le fichier, déroulement du téléchargement, nom du fichier, taille, somme de contrôle numérique, etc. Il contient également l’adresse IP d’un tracker, qui est un serveur surveillant et informant en temps réel tous les leechers et seeders de l’essaim. Le fichier Torrent est donc indispensable pour se connecter au réseau BitTorrent.
 
Les nombreux sites de distributions Linux hébergent par exemple des torrents permettant de télécharger et de partager les dernières distributions à jour. Mais divers moteurs de recherche existent également sur internet.
 
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Le piratage tue ! La stupidité aussi (directive EUCD et loi DADVSI) !

Comme certains d'entre vous le savent déjà, la directive EUCD (European Union Copyright Directive) a finalement été implémentée dans loi DADVSI et correspond à la mise en œuvre de l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) visant à protéger les intérêts des droits d’auteurs. Mais il en ressort que c’est uniquement sous la pression de certains grands acteurs du marché que ces directives ont finalement été adoptées dans les législations de chaque état membre.
 
Si nous comprenons légitimement que les auteurs souhaitent protéger leurs œuvres contre toute copie et diffusion illégale, nous regrettons amèrement qu’aucune exception ou presque ne soit aujourd’hui autorisée pour contourner les dispositifs de protection.
Comment réaliser une compilation musicale de ses albums de musique pour la voiture puisqu’ils sont protégés et que le contournement de protection est aujourd’hui condamnable ' Comment importer les morceaux d’un CD sur son iPod légalement, sans avoir à racheter ces mêmes morceaux sur iTunes ou toute autre plateforme de téléchargement légal ' Pourquoi doit-on supporter les messages publicitaires envahissants mettant en garde contre le piratage avec les films sur support DVD ' Quid des utilisateurs possédant déjà un PC Media Center, une platine de lecture vidéo et un écran HD ne supportant pas la certification HDCP ' Et alors que ce droit à la copie privée, certes détourné par des personnes peu scrupuleuses, est désormais plus qu’interdit pourquoi devrait-on encore supporter une taxe sur les supports de stockage (CD, DVD, clé USB, disques durs, etc.) '
 
 
 
DADVSISur le plan pénal, rappelons que tout contrevenant s’expose à une peine de 300 000 euros d’amende et de 3 ans de prison pour tout téléchargement illégal et contrefaçon. De plus, pour consolider la lutte anti piratage en France, il est aujourd’hui autorisé de constituer des fichiers sur les personnes échangeant des fichiers illicites. Sur commission d’un juge, on peut obtenir votre identité auprès de votre Fournisseur d’Accès Internet (date, heure, adresse IP permettant de vous identifier).
 
Pour plus d'info quant à la loi DADVSI, nous vous recommandons de consulter le dossier complet d'EUCD.INFO
 
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Les logiciels p2p courants

Nous ne détaillerons volontairement pas les logiciels de p2p qui restent trop nombreux. Néanmoins, parmi les plus connus et utilisés nous pouvons en citer quelques uns.

A commencer par LimeWire, logiciel p2p développé en Java par les créateurs de Winamp s’appuyant sur le réseau distribué Gnutella. A noter que plusieurs limitations ont été mises en place pour empêcher le partage de fichiers sans licence. Egalement très connu, Frostwire est un fork de Limewire qui ne présente aucune limitation particulière.
 
 
frostwire FrostWire 2     frostwire FrostWire    
 
Fork de Limewire, le logiciel p2p Frostwire ne présente aucunes limitations.
 


 eMule s’est imposé comme un logiciel d’échange et de partage incontournable s’appuyant pour sa part sur le réseau distribué (ou décentralisé) Kademlia ainsi que sur eDonkey. Très apprécié par les internautes, de nombreux forks et Mod d’eMule existent (xMule, eMule Xtreme, eMule ZZUL, etc.).
 
emule eMule 2    emule eMule search
 
 

Plutôt réservé aux fans de musique, Soulseek est un logiciel libre de p2p s’appuyant sur un serveur unique et regroupant de multiples salons de discussions par centre d’intérêt (Rock, Jazz, Reggae, Soul, etc). Très convivial, Soulseek s’axe essentiellement sur l’échange de production musicale personnelle et met l’accent sur une communauté conviviale de musiciens.
 
 
 Saskia     soulseek

Le réseau SoulSeek a déjà permis de découvrir et de révéler quelques artistes au grand jour.
 

Désormais détrôné par eMule et le réseau eDonkey, Kazaa et Grokster, qui s’appuient sur le réseau distribué Fasttrack, ont longtemps été les logiciels les plus utilisés dans le p2p. Dommage que ce réseau ne soit pollué de logiciels espions (spywares) et de malwares. 
 
Pour finir, bien qu’Opera intègre un client bitorrent, et que Firefox propose un plugin BiTorrent via FoxTorrent, uTorrent représente le client BiTorrent le plus léger, le plus efficace en plus d’offrir une grande richesse en termes de fonctionnalité. Il n’a d’ailleurs pas grand-chose à envier à Azureus, développé en Java.
 
 FoxTorrent
 
 
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Freenet, la liberté à l’état pur

Nom pour le moins révélateur, Freenet caractérise le réseau fer de lance pour la liberté d’expression et d’information « totale » en s’appuyant sur l’architecture décentralisée axée sur l’anonymat. Aucunes données ne sont transmises directement. Elles sont cryptées afin de dissimuler leurs contenus (seul le pair téléchargeant le fichier pourra lire le contenu) et transitent par différents intermédiaires, histoire de compliquer le plus possible l’identification des utilisateurs, le risque zéro n’existant pas. Chaque donnée, cryptée par une clé unique est stockée sur chaque pair dans un cache local, dont il faudra vous-même définir la taille en fonction de la capacité de votre disque dur. Lors de la recherche d’un fichier, une requête est adressée aux pairs ainsi qu’une requête pour la clé de décryptage.
 
     Freenet architecture
Voici un aperçu de l'architecture du réseau Freenet qui reste très axé sur l'anonymat.
 

En contrepartie, l’exigence en bande passante est assez élevée. Ce qui limite davantage le champ d’utilisation de Freenet aux fichiers peu volumineux comme les morceaux mp3, les documents et les images. Si l’aspect liberté est renforcé, l’outil officiel et libre Freenet (http://freenetproject.org) est complexe à utiliser et s’adresse aux plus experts d’entre nous.
Mais ce réseau ne se limite pas au partage de données. Freenet permet également d’héberger et de publier des sites Internet, de communiquer instantanément et offre également la gestion du courrier électronique. Un moyen de préserver une grande liberté et de lutter contre la censure. C’est certainement ce qui explique l’engouement de la communauté d’eMule en ce qui concerne le réseau Freenet.
Puisque le plugin FreeMule permet d'associer le meilleur des techniques dl'anonymat implémentées dans le réseau Freenet avec le réseau eDonkey. Et les deux réseaux, comme tous les différents réseaux p2p (gnutella, BiTorrent, eDonkey, FastTrack, etc.) restent incompatibles entre eux...
 
 
Freenet darknet_peers
 
 Freenet est bien plus qu'un réseau p2p. C'est une véritable philosophie.
 
"I worry about my child and the Internet all the time, even though she's too young to have logged on yet. Here's what I worry about. I worry that 10 or 15 years from now, she will come to me and say 'Daddy, where were you when they took freedom of the press away from the Internet''"

--Mike Godwin, Electronic Frontier Foundation
 
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Le p2p en voie d’extinction '

Si beaucoup imaginent la fin du p2p à grand renfort de décision de justice sous la pression des majors, celui-ci étant systématiquement associé au piratage, beaucoup seront surpris de constater que le p2p est en passe de connaître une nouvelle ère.


orblogo_FA_150x139 Les exemples permettant d’affirmer cette tendance ne manque pas. Il suffit de regarder le logiciel Orb auquel nous avons consacré un article et qui en plus d’offrir la possibilité de transformer la Nintendo Wii en plateforme multimédia, permet de transformer son PC en serveur multimédia accessible depuis grand nombre de plateformes mobiles ou non (PC, Wii, téléphone mobile, PDA, etc.). Dans le même genre, nous pouvons également citer Weezo.

Particulièrement apprécié par la communauté de joueurs rencontrant des problèmes de déconnexions intempestives sur Titan Quest, le logiciel Hamachi qui souffre pourtant d’une interface plus que sommaire, permet de créer un réseau privé et protégé permettant de partager les répertoires et périphériques.
 


Avant de terminer ce dossier, nous ne pouvions pas ne pas vous parler de la TV sur le net. Bien que la télévision soit très nettement diffusée via les ADSLbox de la plupart des fournisseurs, les services de vidéo et de télévision sur Internet utilisant les réseaux p2p se développent à grande vitesse. Parmi eux, nous pouvons citer l’excellent Zatoo made in Suisse.
 
 
zattoo
 

Bien que le projet Joost permette également de visionner la télévision en utilisant le réseau p2p, celui-ci fonctionne différemment puisqu’il ne diffuse que les programmes dont les droits ont été négociés. Mais en plus, le système de protection intégré permet de restreindre la diffusion des chaînes par territoire.
D’autre part, Joost s’appuie sur un système de rémunération basée sur la publicité. Toutefois, Joost est capable de dresser un profil pour chaque spectateur. Ce qui permet de mieux cibler la publicité avec « l’assurance » de diffuser beaucoup moins de publicité par programme que sur TF1 ou M6. Si le principe reste très prometteur, l’absence de contenu en France nous contraint à patienter encore un peu avant de pouvoir vérifier si Joost pourra dégager un réel intérêt pour les internautes.
A noter que ce projet a été rendu possible par les deux créateurs de Kazaa et Skype
Qui ne sont autres que Niklas Zennström et Janus Friis.
 
     
Joost     joost channels
 
 

Bref, avec le lancement de nouveaux services comme la plateforme de VOD Zudeo par Azureus, il ne fait aucun doute que le p2p est en plein essor. Ce dont personne ne se plaindra, notamment avec les débuts du déploiement de la fibre optique qui permettra de mieux tirer profit des différents réseaux peer-to-peer.
 
Zudeo
 


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Vos commentaires
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edzilla offline Hors ligne VIP avatar 9509 points
Le #171023
Beaucoup de raccourcis et de demis verites dans ce dossier.

Sur lq partie Bittorent, vous parlez du p2p comme si c'etait un protocole bien particulier, et que bt n'est pas du p2p.
Le p2p est un concept.

Ensuite, la partie freenet est tres approximative:
Freenet et un reseau a part entiere, pas seulement un logiciel de p2p.
Le but principal de freenet est la liberte d'expression totale.
C'est ainsi qu'il y a des forums de discussions qui parlent de tout, de maniere anonyme, tant de politique, de religion, que de pedophilie ou de terrorisme.
De plus, freemule n'implemente pas ed2k sur freenet, ca n'est absolument pas compatible, le createur s'est juste inspire de l'interface de emule, principalement.
Si vous partagez un fichier sur freemule, il ne sera clairement pas visible sur le reseau ed2k "traditionnel"
svilnius offline Hors ligne Héroïque avatar 726 points
Le #171026
Bonjour,

contrairement à Edzilla je trouve votre dossier tres interessant, il ne faut pas oublier que les articles de gnt (à mon sens) ne sont pas dédié aux ultra spécialistes.Cet article releve peut etre de la vulgarisation, c'est tres bien!

c'est clair, ca se lit vite, bravo au posteur Manuel D. C .

sv
edzilla offline Hors ligne VIP avatar 9509 points
Le #171027
Oula, ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dit!!
Ce dossier est clairement interessant, je n'ai fait relever quelques points qui m'ont fait tiquer!!
Deux points sur 9 pages, c'est un bon score

EDIT: apres relecture de mon premier commentaire, effectivement, c'etait tres abrupte.
Donc je vous presente mes excuses, continuez comme ca .)
Manuel D.C. offline Hors ligne Héroïque avatar 792 points
Le #171038
"Sur la partie Bittorent, vous parlez du p2p comme si c'etait un protocole bien particulier, et que bt n'est pas du p2p.
Le p2p est un concept..."

vous avez entièrement raison, le p2p est un concept dont BiToorent fait bien sûr partie. Néanmoins, ce que j'ai voulu dire c'est que BiTorrent fonctionne différemment puisque vous n'êtes pas obligé d'attendre qu'un peerer possède un fichier dans son intégralité pour commencer à télécharger. De la même façon, que vous n'êtes pas obligé d'avoir téléchargé un fichier dans son intégralité pour pouvoir commencer à le partager. C'est d'ailleurs le BiTorrent qui a intégré le premier le concept de multi-sourcing et de découpage des fichier en bloc. Sans oublier le ratio qui permet de récompenser ceux qui partagent le plus...


"Freenet et un reseau a part entiere, pas seulement un logiciel de p2p.
Le but principal de freenet est la liberte d'expression totale..."
Il me semble que ma phrase résume assez bien ce que vous venez de dire non ?

Freenet caractérise le réseau fer de lance pour la liberté d’expression et d’information « totale » en s’appuyant sur l’architecture décentralisée axée sur l’anonymat...



Quant à l'implémentation d'eMule sur le réseau Freenet, c'est une erreur d'expression de ma part qui est corrigé.
Le plugin permet d'associer les techniques dl'anonymat implémentées dans le réseau Freenet avec le réseau eDonkey. Et les deux réseaux, comme tous les différents réseaux p2p (gnutella, BiTorrent, eDonkey, FastTrack, etc.) sont incompatibles entre eux...

Merci pour vos remarques constructives
edzilla offline Hors ligne VIP avatar 9509 points
Le #171040
Emule aussi (Kademlia/edonkey2000) integre le principe de decoupage des fichiers. Il me semble (mais je n'en suis pas du tout sur) qu'edonkey est plus ancien que bittorent.
Manuel D.C. offline Hors ligne Héroïque avatar 792 points
Le #171045
Oui c'est juste, eDonkey est plus ancien que le réseau BiTorrent, mais eDonkey n'a intégré le découpage de fichiers que plus tard.
Heureusement quand même que les softs p2p évoluent avec le temps
edzilla offline Hors ligne VIP avatar 9509 points
Le #171063
J'avoue je ne savais pas. Promis, je critiquerais plus
Dirty offline Hors ligne Vétéran avatar 1063 points
Le #171149
j'aurai bien voulu une petite explication sur UseNext (newsgroup)...


Manuel D.C. offline Hors ligne Héroïque avatar 792 points
Le #171174
UseNext, c'est pas vraiment du partage de données comme on l'entend avec le p2p.
Les newsgroups comme Giganews, UseNext, et compagnie, ce sont des gros serveurs de stockage privés à rétention limité (de 30 à 90 jours en moyenne) et tu upload des données que tu souhaites partager. Une fois uploadé, les utilisateurs ayant souscrit un abonnement mensuel (limité ou non en download) ont alors accès à ces données. Et les débits de transfert sont extrêmement performants. Bien au délà de ce que peux offrir le BiTorrent et les autres softs, puisque lors de mes tests, je plafonnais à une myenne de 450 Ko/s en dowload alors qu'en newsgroups, je plafonnais à une moyenne de 950 Ko/s avec un abonnement 8 Mega.

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