=c2=ab Fran=c3=a7ois Fillon est =c3=a0 la fois soulagé et en colère »

Le
Jean-Christian Le Guellec (COGIP - service logistique)
https://www.valeursactuelles.com/politique/exclusif-maitre-antonin-levy-francois-fillon-est-la-fois-soulage-et-en-colere-120769

[Exclusif] Maître Antonin Lévy : “François Fillon est à la fois soulagé
et en colère”

Par Louis de Raguenel / Jeudi 18 juin 2020 à 20:08

Entendue par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale consacrée
aux “obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire”, Eliane Houlette,
l’ancienne patronne du parquet national financier (PNF) a déclaré avoir
été victime de “pressions hiérarchiques” pour aller plus vite et plus
loin contre François Fillon. Après ces révélations et à quelques jours
du délibéré du procès de l’ancien candidat à la présidentielle, son
avocat, Me Antonin Lévy sonne la charge. Entretien.

Eliane Houlette a évoqué des « pressions » du parquet général, alors
qu’elle n’avait pas suffisamment d’éléments, pour ouvrir une information
judiciaire à l’encontre de François Fillon, qui a donné lieu à sa mise
en examen. Est-ce grave ?

Qu’un haut magistrat estime qu’elle a été soumise à des pressions, c’est
toujours grave. Le terme de « pressions » est très sérieux. On constate
ici que la conduite d’une enquête pénale, au moment crucial de la
campagne pour l’élection présentielle, n’a pas été conduite en pleine
liberté.
Elle évoque également des « pressions » du parquet général, dirigé par
Catherine Champrenault, pour des « demandes de précisions, de
chronologie générale - tout ça à deux ou trois jours d'intervalle -.»
Des fuites systématiques ont d’ailleurs été constatées pendant toute la
procédure.

Est-ce habituel ?

Les remontées d’informations au Ministère de la Justice font partie des
secrets de polichinelle du fonctionnement de la Justice. Ces
informations, dont personne ne connait la teneur ou la fréquence sortent
parfois dans l’actualité [Note : Jean-Jacques Urvoas a été condamné pour
une transmission d’une note ; Christiane Taubira avait fait une
conférence de presse en tenant des documents qui lui avaient été
remontés]. Quand les enquêteurs et le Parquet perdent la maîtrise de
l’information sur des procédures judiciaires en cours, il est évident
que le risque de fuite augmente. Comment, dans ce dossier, ne pas mettre
en relation les fuites, qui étaient permanentes, avec la pression que
subissait le PNF pour transmettre régulièrement de l’information sur
l’état de la procédure ? Il n’y a aucune raison objective ou juridique
pour que le Parquet Général dispose de mises à jour fréquentes sur
l’état de cette procédure sensible.

Le parquet général doit normalement faire remonter ces informations à la
direction des affaires criminelles et des grâces, qui transmet certains
éléments au cabinet du garde des Sceaux. Peut-on penser que le ministre
de la Justice de l’époque a pu être à l’origine de ces pressions pour
faire barrage à François Fillon ? Ou une pression de certains juges,
hostiles à François Fillon ? Ou les deux ?

C’est une question difficile. Il faut bien que ces fuites viennent de
quelque part ! Ce qui est certain, c’est que les fuites dans le dossier
de François Fillon ont été permanentes, toujours à charge et savamment
orchestrées pour perturber la campagne présidentielle. Nous avons déposé
plusieurs plaintes pour qu’une enquête soit menée, sans aucun succès.
J’ai lu avec intérêt que la commission d’enquête parlementaire pourrait
entendre Madame Champrenault sur ce sujet. Ce sera l’occasion de lui
poser la question !

Pourquoi Eliane Houlette révèle-t-elle ces éléments aujourd’hui ?

Ayant aujourd’hui quitté la magistrature, sa parole est plus libre et
c’est tout à son honneur de ne pas garder le silence sur ces faits. Je
ne veux pas parler pour elle, mais on peut imaginer qu’elle a été
choquée des pressions qu’on a exercé sur elle dans ce dossier. Le fait
d’être entendu sous serment devant une commission d’enquête a également
pu compter.

Catherine Champrenault a été conseillère au cabinet de Ségolène Royal en
1999. Cet engagement passé au service d’une politique loin de celle
défendue par François Fillon, pose-t-il problème ?

Je ne sais pas sonder les âmes. J’aimerais que ce ne fût pas le cas.
L’indépendance est la garantie d’une justice forte et respectée.

Dans quel état d’esprit se trouve votre client, François Fillon, après
avoir entendu les propos d’Eliane Houlette ?

Il est à la fois soulagé et en colère. Soulagé d’avoir enfin un début
d’explication aux fuites qui ont perturbé la campagne et l’enquête
pénale. En colère que la justice puisse avoir été instrumentalisée à un
moment clé de notre démocratie qu’est l’élection présidentielle.

Si les propos d’Eliane Houlette sont vérifiés et reconnus, pensez-vous
que la présidentielle de 2017 aurait pu être gagnée par François Fillon ?

Il est difficile de refaire le passé. Une enquête différente pourrait
bien sur avoir des conséquences différentes. Espérons en revanche que la
justice pourra à l’avenir obtenir de meilleures garanties de son
indépendance.

Où en est « l’affaire Fillon » ?

Le délibéré sera rendu le 29 juin.

--
https://www.youtube.com/watch?v=krErY7ORb2U

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Gloops
Le #26549386
Le 18/06/2020 à 22:51, Jean-Christian Le Guellec (COGIP - service
logistique) a écrit :
En colère que la justice puisse avoir été instrumentalisée à un
moment clé de notre démocratie qu’est l’élection présidentielle.

Je suppose que lui aussi s'en est douté sur le moment.
--
Besoin d'un autre système, pas d'un autre gouvernement.
Cardinal de H=c3=a8re
Le #26549410
Le 18/06/2020 à 22:51, Jean-Christian Le Guellec (COGIP - service
logistique) a écrit :
https://www.valeursactuelles.com/politique/exclusif-maitre-antonin-levy-francois-fillon-est-la-fois-soulage-et-en-colere-120769
[Exclusif] Maître Antonin Lévy : “François Fillon est à la fois soulagé
et en colère”
Par Louis de Raguenel / Jeudi 18 juin 2020 à 20:08
Entendue par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale consacrée
aux “obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire”, Eliane Houlette,
l’ancienne patronne du parquet national financier (PNF) a déclaré avoir
été victime de “pressions hiérarchiques” pour aller plus vite et plus
loin contre François Fillon. Après ces révélations et à quelques jours
du délibéré du procès de l’ancien candidat à la présidentielle, son
avocat, Me Antonin Lévy sonne la charge. Entretien.
Eliane Houlette a évoqué des « pressions » du parquet général, alors
qu’elle n’avait pas suffisamment d’éléments, pour ouvrir une information
judiciaire à l’encontre de François Fillon, qui a donné lieu à sa mise
en examen. Est-ce grave ?
Qu’un haut magistrat estime qu’elle a été soumise à des pressions, c’est
toujours grave. Le terme de « pressions » est très sérieux. On constate
ici que la conduite d’une enquête pénale, au moment crucial de la
campagne pour l’élection présentielle, n’a pas été conduite en pleine
liberté.
Elle évoque également des « pressions » du parquet général, dirigé par
Catherine Champrenault, pour des « demandes de précisions, de
chronologie générale - tout ça à deux ou trois jours d'intervalle -.»
Des fuites systématiques ont d’ailleurs été constatées pendant toute la
procédure.
Est-ce habituel ?
Les remontées d’informations au Ministère de la Justice font partie des
secrets de polichinelle du fonctionnement de la Justice. Ces
informations, dont personne ne connait la teneur ou la fréquence sortent
parfois dans l’actualité [Note : Jean-Jacques Urvoas a été condamné pour
une transmission d’une note ; Christiane Taubira avait fait une
conférence de presse en tenant des documents qui lui avaient été
remontés]. Quand les enquêteurs et le Parquet perdent la maîtrise de
l’information sur des procédures judiciaires en cours, il est évident
que le risque de fuite augmente. Comment, dans ce dossier, ne pas mettre
en relation les fuites, qui étaient permanentes, avec la pression que
subissait le PNF pour transmettre régulièrement de l’information sur
l’état de la procédure ? Il n’y a aucune raison objective ou juridique
pour que le Parquet Général dispose de mises à jour fréquentes sur
l’état de cette procédure sensible.
Le parquet général doit normalement faire remonter ces informations à la
direction des affaires criminelles et des grâces, qui transmet certains
éléments au cabinet du garde des Sceaux. Peut-on penser que le ministre
de la Justice de l’époque a pu être à l’origine de ces pressions pour
faire barrage à François Fillon ? Ou une pression de certains juges,
hostiles à François Fillon ? Ou les deux ?
C’est une question difficile. Il faut bien que ces fuites viennent de
quelque part ! Ce qui est certain, c’est que les fuites dans le dossier
de François Fillon ont été permanentes, toujours à charge et savamment
orchestrées pour perturber la campagne présidentielle. Nous avons déposé
plusieurs plaintes pour qu’une enquête soit menée, sans aucun succès.
J’ai lu avec intérêt que la commission d’enquête parlementaire pourrait
entendre Madame Champrenault sur ce sujet. Ce sera l’occasion de lui
poser la question !
Pourquoi Eliane Houlette révèle-t-elle ces éléments aujourd’hui ?
Ayant aujourd’hui quitté la magistrature, sa parole est plus libre et
c’est tout à son honneur de ne pas garder le silence sur ces faits. Je
ne veux pas parler pour elle, mais on peut imaginer qu’elle a été
choquée des pressions qu’on a exercé sur elle dans ce dossier. Le fait
d’être entendu sous serment devant une commission d’enquête a également
pu compter.
Catherine Champrenault a été conseillère au cabinet de Ségolène Royal en
1999. Cet engagement passé au service d’une politique loin de celle
défendue par François Fillon, pose-t-il problème ?
Je ne sais pas sonder les âmes. J’aimerais que ce ne fût pas le cas.
L’indépendance est la garantie d’une justice forte et respectée.
Dans quel état d’esprit se trouve votre client, François Fillon, après
avoir entendu les propos d’Eliane Houlette ?
Il est à la fois soulagé et en colère. Soulagé d’avoir enfin un début
d’explication aux fuites qui ont perturbé la campagne et l’enquête
pénale. En colère que la justice puisse avoir été instrumentalisée à un
moment clé de notre démocratie qu’est l’élection présidentielle.
Si les propos d’Eliane Houlette sont vérifiés et reconnus, pensez-vous
que la présidentielle de 2017 aurait pu être gagnée par François Fillon ?
Il est difficile de refaire le passé. Une enquête différente pourrait
bien sur avoir des conséquences différentes. Espérons en revanche que la
justice pourra à l’avenir obtenir de meilleures garanties de son
indépendance.
Où en est « l’affaire Fillon » ?
Le délibéré sera rendu le 29 juin.

Hollande doit s'expliquer.
MH
Le #26549425
Jean-Christian Le Guellec (COGIP - service logistique) a exprimé avec précision
:
https://www.valeursactuelles.com/politique/exclusif-maitre-antonin-levy-francois-fillon-est-la-fois-soulage-et-en-colere-120769
[Exclusif] Maître Antonin Lévy : “François Fillon est à la fois soulagé et en
colère”
Par Louis de Raguenel / Jeudi 18 juin 2020 à 20:08
Entendue par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale consacrée aux
“obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire”, Eliane Houlette,
l’ancienne patronne du parquet national financier (PNF) a déclaré avoir été
victime de “pressions hiérarchiques” pour aller plus vite et plus loin contre
François Fillon. Après ces révélations et à quelques jours du délibéré du
procès de l’ancien candidat à la présidentielle, son avocat, Me Antonin Lévy
sonne la charge. Entretien.
Eliane Houlette a évoqué des « pressions » du parquet général, alors qu’elle
n’avait pas suffisamment d’éléments, pour ouvrir une information judiciaire à
l’encontre de François Fillon, qui a donné lieu à sa mise en examen. Est-ce
grave ?
Qu’un haut magistrat estime qu’elle a été soumise à des pressions, c’est
toujours grave. Le terme de « pressions » est très sérieux. On constate ici
que la conduite d’une enquête pénale, au moment crucial de la campagne pour
l’élection présentielle, n’a pas été conduite en pleine liberté.
Elle évoque également des « pressions » du parquet général, dirigé par
Catherine Champrenault, pour des « demandes de précisions, de chronologie
générale - tout ça à deux ou trois jours d'intervalle -.» Des fuites
systématiques ont d’ailleurs été constatées pendant toute la procédure.
Est-ce habituel ?
Les remontées d’informations au Ministère de la Justice font partie des
secrets de polichinelle du fonctionnement de la Justice. Ces informations,
dont personne ne connait la teneur ou la fréquence sortent parfois dans
l’actualité [Note : Jean-Jacques Urvoas a été condamné pour une transmission
d’une note ; Christiane Taubira avait fait une conférence de presse en tenant
des documents qui lui avaient été remontés]. Quand les enquêteurs et le
Parquet perdent la maîtrise de l’information sur des procédures judiciaires
en cours, il est évident que le risque de fuite augmente. Comment, dans ce
dossier, ne pas mettre en relation les fuites, qui étaient permanentes, avec
la pression que subissait le PNF pour transmettre régulièrement de
l’information sur l’état de la procédure ? Il n’y a aucune raison objective
ou juridique pour que le Parquet Général dispose de mises à jour fréquentes
sur l’état de cette procédure sensible.
Le parquet général doit normalement faire remonter ces informations à la
direction des affaires criminelles et des grâces, qui transmet certains
éléments au cabinet du garde des Sceaux. Peut-on penser que le ministre de la
Justice de l’époque a pu être à l’origine de ces pressions pour faire barrage
à François Fillon ? Ou une pression de certains juges, hostiles à François
Fillon ? Ou les deux ?
C’est une question difficile. Il faut bien que ces fuites viennent de quelque
part ! Ce qui est certain, c’est que les fuites dans le dossier de François
Fillon ont été permanentes, toujours à charge et savamment orchestrées pour
perturber la campagne présidentielle. Nous avons déposé plusieurs plaintes
pour qu’une enquête soit menée, sans aucun succès. J’ai lu avec intérêt que
la commission d’enquête parlementaire pourrait entendre Madame Champrenault
sur ce sujet. Ce sera l’occasion de lui poser la question !
Pourquoi Eliane Houlette révèle-t-elle ces éléments aujourd’hui ?
Ayant aujourd’hui quitté la magistrature, sa parole est plus libre et c’est
tout à son honneur de ne pas garder le silence sur ces faits. Je ne veux pas
parler pour elle, mais on peut imaginer qu’elle a été choquée des pressions
qu’on a exercé sur elle dans ce dossier. Le fait d’être entendu sous serment
devant une commission d’enquête a également pu compter.
Catherine Champrenault a été conseillère au cabinet de Ségolène Royal en
1999. Cet engagement passé au service d’une politique loin de celle défendue
par François Fillon, pose-t-il problème ?
Je ne sais pas sonder les âmes. J’aimerais que ce ne fût pas le cas.
L’indépendance est la garantie d’une justice forte et respectée.
Dans quel état d’esprit se trouve votre client, François Fillon, après avoir
entendu les propos d’Eliane Houlette ?
Il est à la fois soulagé et en colère. Soulagé d’avoir enfin un début
d’explication aux fuites qui ont perturbé la campagne et l’enquête pénale. En
colère que la justice puisse avoir été instrumentalisée à un moment clé de
notre démocratie qu’est l’élection présidentielle.
Si les propos d’Eliane Houlette sont vérifiés et reconnus, pensez-vous que la
présidentielle de 2017 aurait pu être gagnée par François Fillon ?
Il est difficile de refaire le passé. Une enquête différente pourrait bien
sur avoir des conséquences différentes. Espérons en revanche que la justice
pourra à l’avenir obtenir de meilleures garanties de son indépendance.
Où en est « l’affaire Fillon » ?
Le délibéré sera rendu le 29 juin.

Voilà des infos sur le monde de "Pourris&Pourris". Les choses étaient
quand même super claires à l'époque à l'analyse des "fuites" illégales. 3 ans
plus tard ceux qui ont organisé ces fuites ne sont toujours pas derrière les
barreaux.
MH
--
- 360.000 meurtres et 6 millions de déportés organisés en Syrie par la CIA,
israël, la turquie, l'angleterre, l'allemagne, la france, la croatie, la
jordanie, le qatar et l'arabie saoudite.
- Chelsea Manning, Edward Snowden, Julian Assange, 3 héros face au terrorisme
d'état.
Every.body
Le #26549449
MH a exposé le 19/06/2020 :
Jean-Christian Le Guellec (COGIP - service logistique) a exprimé avec
précision :
https://www.valeursactuelles.com/politique/exclusif-maitre-antonin-levy-francois-fillon-est-la-fois-soulage-et-en-colere-120769

[Exclusif] Maître Antonin Lévy : “François Fillon est à la fois soulagé et
en colère”

Par Louis de Raguenel / Jeudi 18 juin 2020 à 20:08

Entendue par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale consacrée aux
“obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire”, Eliane Houlette,
l’ancienne patronne du parquet national financier (PNF) a déclaré avoir été
victime de “pressions hiérarchiques” pour aller plus vite et plus loin
contre François Fillon. Après ces révélations et à quelques jours du
délibéré du procès de l’ancien candidat à la présidentielle, son avocat, Me
Antonin Lévy sonne la charge. Entretien.

Eliane Houlette a évoqué des « pressions » du parquet général, alors
qu’elle n’avait pas suffisamment d’éléments, pour ouvrir une information
judiciaire à l’encontre de François Fillon, qui a donné lieu à sa mise en
examen. Est-ce grave ?

Qu’un haut magistrat estime qu’elle a été soumise à des pressions, c’est
toujours grave. Le terme de « pressions » est très sérieux. On constate ici
que la conduite d’une enquête pénale, au moment crucial de la campagne pour
l’élection présentielle, n’a pas été conduite en pleine liberté.
Elle évoque également des « pressions » du parquet général, dirigé par
Catherine Champrenault, pour des « demandes de précisions, de chronologie
générale - tout ça à deux ou trois jours d'intervalle -.» Des fuites
systématiques ont d’ailleurs été constatées pendant toute la procédure.

Est-ce habituel ?

Les remontées d’informations au Ministère de la Justice font partie des
secrets de polichinelle du fonctionnement de la Justice. Ces informations,
dont personne ne connait la teneur ou la fréquence sortent parfois dans
l’actualité [Note : Jean-Jacques Urvoas a été condamné pour une
transmission d’une note ; Christiane Taubira avait fait une conférence de
presse en tenant des documents qui lui avaient été remontés]. Quand les
enquêteurs et le Parquet perdent la maîtrise de l’information sur des
procédures judiciaires en cours, il est évident que le risque de fuite
augmente. Comment, dans ce dossier, ne pas mettre en relation les fuites,
qui étaient permanentes, avec la pression que subissait le PNF pour
transmettre régulièrement de l’information sur l’état de la procédure ? Il
n’y a aucune raison objective ou juridique pour que le Parquet Général
dispose de mises à jour fréquentes sur l’état de cette procédure sensible.

Le parquet général doit normalement faire remonter ces informations à la
direction des affaires criminelles et des grâces, qui transmet certains
éléments au cabinet du garde des Sceaux. Peut-on penser que le ministre de
la Justice de l’époque a pu être à l’origine de ces pressions pour faire
barrage à François Fillon ? Ou une pression de certains juges, hostiles à
François Fillon ? Ou les deux ?

C’est une question difficile. Il faut bien que ces fuites viennent de
quelque part ! Ce qui est certain, c’est que les fuites dans le dossier de
François Fillon ont été permanentes, toujours à charge et savamment
orchestrées pour perturber la campagne présidentielle. Nous avons déposé
plusieurs plaintes pour qu’une enquête soit menée, sans aucun succès. J’ai
lu avec intérêt que la commission d’enquête parlementaire pourrait entendre
Madame Champrenault sur ce sujet. Ce sera l’occasion de lui poser la
question !

Pourquoi Eliane Houlette révèle-t-elle ces éléments aujourd’hui ?

Ayant aujourd’hui quitté la magistrature, sa parole est plus libre et c’est
tout à son honneur de ne pas garder le silence sur ces faits. Je ne veux
pas parler pour elle, mais on peut imaginer qu’elle a été choquée des
pressions qu’on a exercé sur elle dans ce dossier. Le fait d’être entendu
sous serment devant une commission d’enquête a également pu compter.

Catherine Champrenault a été conseillère au cabinet de Ségolène Royal en
1999. Cet engagement passé au service d’une politique loin de celle
défendue par François Fillon, pose-t-il problème ?

Je ne sais pas sonder les âmes. J’aimerais que ce ne fût pas le cas.
L’indépendance est la garantie d’une justice forte et respectée.

Dans quel état d’esprit se trouve votre client, François Fillon, après
avoir entendu les propos d’Eliane Houlette ?

Il est à la fois soulagé et en colère. Soulagé d’avoir enfin un début
d’explication aux fuites qui ont perturbé la campagne et l’enquête pénale.
En colère que la justice puisse avoir été instrumentalisée à un moment clé
de notre démocratie qu’est l’élection présidentielle.

Si les propos d’Eliane Houlette sont vérifiés et reconnus, pensez-vous que
la présidentielle de 2017 aurait pu être gagnée par François Fillon ?

Il est difficile de refaire le passé. Une enquête différente pourrait bien
sur avoir des conséquences différentes. Espérons en revanche que la justice
pourra à l’avenir obtenir de meilleures garanties de son indépendance.

Où en est « l’affaire Fillon » ?

Le délibéré sera rendu le 29 juin.

Voilà des infos sur le monde de "Pourris&Pourris". Les choses étaient
quand même super claires à l'époque à l'analyse des "fuites" illégales. 3 ans
plus tard ceux qui ont organisé ces fuites ne sont toujours pas derrière les
barreaux.
MH

Et Fillon n'est toujours pas derrière les barreaux ! Fallait-il lui
laisser obtenir l'immunité présidentielle !
MH
Le #26549463
Every.body a couché sur son écran :
MH a exposé le 19/06/2020 :
Jean-Christian Le Guellec (COGIP - service logistique) a exprimé avec
précision :
https://www.valeursactuelles.com/politique/exclusif-maitre-antonin-levy-francois-fillon-est-la-fois-soulage-et-en-colere-120769

[Exclusif] Maître Antonin Lévy : “François Fillon est à la fois soulagé et
en colère”

Par Louis de Raguenel / Jeudi 18 juin 2020 à 20:08

Entendue par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale consacrée
aux “obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire”, Eliane Houlette,
l’ancienne patronne du parquet national financier (PNF) a déclaré avoir
été victime de “pressions hiérarchiques” pour aller plus vite et plus loin
contre François Fillon. Après ces révélations et à quelques jours du
délibéré du procès de l’ancien candidat à la présidentielle, son avocat,
Me Antonin Lévy sonne la charge. Entretien.

Eliane Houlette a évoqué des « pressions » du parquet général, alors
qu’elle n’avait pas suffisamment d’éléments, pour ouvrir une information
judiciaire à l’encontre de François Fillon, qui a donné lieu à sa mise en
examen. Est-ce grave ?

Qu’un haut magistrat estime qu’elle a été soumise à des pressions, c’est
toujours grave. Le terme de « pressions » est très sérieux. On constate
ici que la conduite d’une enquête pénale, au moment crucial de la campagne
pour l’élection présentielle, n’a pas été conduite en pleine liberté.
Elle évoque également des « pressions » du parquet général, dirigé par
Catherine Champrenault, pour des « demandes de précisions, de chronologie
générale - tout ça à deux ou trois jours d'intervalle -.» Des fuites
systématiques ont d’ailleurs été constatées pendant toute la procédure.

Est-ce habituel ?

Les remontées d’informations au Ministère de la Justice font partie des
secrets de polichinelle du fonctionnement de la Justice. Ces informations,
dont personne ne connait la teneur ou la fréquence sortent parfois dans
l’actualité [Note : Jean-Jacques Urvoas a été condamné pour une
transmission d’une note ; Christiane Taubira avait fait une conférence de
presse en tenant des documents qui lui avaient été remontés]. Quand les
enquêteurs et le Parquet perdent la maîtrise de l’information sur des
procédures judiciaires en cours, il est évident que le risque de fuite
augmente. Comment, dans ce dossier, ne pas mettre en relation les fuites,
qui étaient permanentes, avec la pression que subissait le PNF pour
transmettre régulièrement de l’information sur l’état de la procédure ? Il
n’y a aucune raison objective ou juridique pour que le Parquet Général
dispose de mises à jour fréquentes sur l’état de cette procédure sensible.

Le parquet général doit normalement faire remonter ces informations à la
direction des affaires criminelles et des grâces, qui transmet certains
éléments au cabinet du garde des Sceaux. Peut-on penser que le ministre de
la Justice de l’époque a pu être à l’origine de ces pressions pour faire
barrage à François Fillon ? Ou une pression de certains juges, hostiles à
François Fillon ? Ou les deux ?

C’est une question difficile. Il faut bien que ces fuites viennent de
quelque part ! Ce qui est certain, c’est que les fuites dans le dossier de
François Fillon ont été permanentes, toujours à charge et savamment
orchestrées pour perturber la campagne présidentielle. Nous avons déposé
plusieurs plaintes pour qu’une enquête soit menée, sans aucun succès. J’ai
lu avec intérêt que la commission d’enquête parlementaire pourrait
entendre Madame Champrenault sur ce sujet. Ce sera l’occasion de lui poser
la question !

Pourquoi Eliane Houlette révèle-t-elle ces éléments aujourd’hui ?

Ayant aujourd’hui quitté la magistrature, sa parole est plus libre et
c’est tout à son honneur de ne pas garder le silence sur ces faits. Je ne
veux pas parler pour elle, mais on peut imaginer qu’elle a été choquée des
pressions qu’on a exercé sur elle dans ce dossier. Le fait d’être entendu
sous serment devant une commission d’enquête a également pu compter.

Catherine Champrenault a été conseillère au cabinet de Ségolène Royal en
1999. Cet engagement passé au service d’une politique loin de celle
défendue par François Fillon, pose-t-il problème ?

Je ne sais pas sonder les âmes. J’aimerais que ce ne fût pas le cas.
L’indépendance est la garantie d’une justice forte et respectée.

Dans quel état d’esprit se trouve votre client, François Fillon, après
avoir entendu les propos d’Eliane Houlette ?

Il est à la fois soulagé et en colère. Soulagé d’avoir enfin un début
d’explication aux fuites qui ont perturbé la campagne et l’enquête pénale.
En colère que la justice puisse avoir été instrumentalisée à un moment clé
de notre démocratie qu’est l’élection présidentielle.

Si les propos d’Eliane Houlette sont vérifiés et reconnus, pensez-vous que
la présidentielle de 2017 aurait pu être gagnée par François Fillon ?

Il est difficile de refaire le passé. Une enquête différente pourrait bien
sur avoir des conséquences différentes. Espérons en revanche que la
justice pourra à l’avenir obtenir de meilleures garanties de son
indépendance.

Où en est « l’affaire Fillon » ?

Le délibéré sera rendu le 29 juin.

Voilà des infos sur le monde de "Pourris&Pourris". Les choses étaient
quand même super claires à l'époque à l'analyse des "fuites" illégales. 3
ans plus tard ceux qui ont organisé ces fuites ne sont toujours pas
derrière les barreaux.
MH

Et Fillon n'est toujours pas derrière les barreaux ! Fallait-il lui laisser
obtenir l'immunité présidentielle !

Macrotte le chimique a bien eu droit à l'immunité présidentielle avant sa
nomination... Avec les sous balancé aux USA dans un meeting.
MH
--
- 360.000 meurtres et 6 millions de déportés organisés en Syrie par la CIA,
israël, la turquie, l'angleterre, l'allemagne, la france, la croatie, la
jordanie, le qatar et l'arabie saoudite.
- Chelsea Manning, Edward Snowden, Julian Assange, 3 héros face au terrorisme
d'état.
Gloops
Le #26549804
Le 19/06/2020 à 08:29, Cardinal de Hère a écrit :
Où en est « l’affaire Fillon » ?
Le délibéré sera rendu le 29 juin.

Hollande doit s'expliquer.


Si il n'en est pas capable, que doit-il advenir de ses tripes ?
--
Besoin d'un autre système, pas d'un autre gouvernement.
Gloops
Le #26549803
Le 19/06/2020 à 16:47, Every.body a écrit :
MH a exposé le 19/06/2020 :
Jean-Christian Le Guellec (COGIP - service logistique) a exprimé avec
précision :
https://www.valeursactuelles.com/politique/exclusif-maitre-antonin-levy-francois-fillon-est-la-fois-soulage-et-en-colere-120769

[Exclusif] Maître Antonin Lévy : “François Fillon est à la fois
soulagé et en colère”

Par Louis de Raguenel / Jeudi 18 juin 2020 à 20:08

Entendue par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale
consacrée aux “obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire”,
Eliane Houlette, l’ancienne patronne du parquet national financier
(PNF) a déclaré avoir été victime de “pressions hiérarchiques” pour
aller plus vite et plus loin contre François Fillon. Après ces
révélations et à quelques jours du délibéré du procès de l’ancien
candidat à la présidentielle, son avocat, Me Antonin Lévy sonne la
charge. Entretien.

Eliane Houlette a évoqué des « pressions » du parquet général, alors
qu’elle n’avait pas suffisamment d’éléments, pour ouvrir une
information judiciaire à l’encontre de François Fillon, qui a donné
lieu à sa mise en examen. Est-ce grave ?

Qu’un haut magistrat estime qu’elle a été soumise à des pressions,
c’est toujours grave. Le terme de « pressions » est très sérieux. On
constate ici que la conduite d’une enquête pénale, au moment crucial
de la campagne pour l’élection présentielle, n’a pas été conduite en
pleine liberté.
Elle évoque également des « pressions » du parquet général, dirigé
par Catherine Champrenault, pour des « demandes de précisions, de
chronologie générale - tout ça à deux ou trois jours d'intervalle -.»
Des fuites systématiques ont d’ailleurs été constatées pendant toute
la procédure.

Est-ce habituel ?

Les remontées d’informations au Ministère de la Justice font partie
des secrets de polichinelle du fonctionnement de la Justice. Ces
informations, dont personne ne connait la teneur ou la fréquence
sortent parfois dans l’actualité [Note : Jean-Jacques Urvoas a été
condamné pour une transmission d’une note ; Christiane Taubira avait
fait une conférence de presse en tenant des documents qui lui avaient
été remontés]. Quand les enquêteurs et le Parquet perdent la maîtrise
de l’information sur des procédures judiciaires en cours, il est
évident que le risque de fuite augmente. Comment, dans ce dossier, ne
pas mettre en relation les fuites, qui étaient permanentes, avec la
pression que subissait le PNF pour transmettre régulièrement de
l’information sur l’état de la procédure ? Il n’y a aucune raison
objective ou juridique pour que le Parquet Général dispose de mises à
jour fréquentes sur l’état de cette procédure sensible.

Le parquet général doit normalement faire remonter ces informations à
la direction des affaires criminelles et des grâces, qui transmet
certains éléments au cabinet du garde des Sceaux. Peut-on penser que
le ministre de la Justice de l’époque a pu être à l’origine de ces
pressions pour faire barrage à François Fillon ? Ou une pression de
certains juges, hostiles à François Fillon ? Ou les deux ?

C’est une question difficile. Il faut bien que ces fuites viennent de
quelque part ! Ce qui est certain, c’est que les fuites dans le
dossier de François Fillon ont été permanentes, toujours à charge et
savamment orchestrées pour perturber la campagne présidentielle. Nous
avons déposé plusieurs plaintes pour qu’une enquête soit menée, sans
aucun succès. J’ai lu avec intérêt que la commission d’enquête
parlementaire pourrait entendre Madame Champrenault sur ce sujet. Ce
sera l’occasion de lui poser la question !

Pourquoi Eliane Houlette révèle-t-elle ces éléments aujourd’hui ?

Ayant aujourd’hui quitté la magistrature, sa parole est plus libre et
c’est tout à son honneur de ne pas garder le silence sur ces faits.
Je ne veux pas parler pour elle, mais on peut imaginer qu’elle a été
choquée des pressions qu’on a exercé sur elle dans ce dossier. Le
fait d’être entendu sous serment devant une commission d’enquête a
également pu compter.

Catherine Champrenault a été conseillère au cabinet de Ségolène Royal
en 1999. Cet engagement passé au service d’une politique loin de
celle défendue par François Fillon, pose-t-il problème ?

Je ne sais pas sonder les âmes. J’aimerais que ce ne fût pas le cas.
L’indépendance est la garantie d’une justice forte et respectée.

Dans quel état d’esprit se trouve votre client, François Fillon,
après avoir entendu les propos d’Eliane Houlette ?

Il est à la fois soulagé et en colère. Soulagé d’avoir enfin un début
d’explication aux fuites qui ont perturbé la campagne et l’enquête
pénale. En colère que la justice puisse avoir été instrumentalisée à
un moment clé de notre démocratie qu’est l’élection présidentielle.

Si les propos d’Eliane Houlette sont vérifiés et reconnus,
pensez-vous que la présidentielle de 2017 aurait pu être gagnée par
François Fillon ?

Il est difficile de refaire le passé. Une enquête différente pourrait
bien sur avoir des conséquences différentes. Espérons en revanche que
la justice pourra à l’avenir obtenir de meilleures garanties de son
indépendance.

Où en est « l’affaire Fillon » ?

Le délibéré sera rendu le 29 juin.

     Voilà des infos sur le monde de "Pourris&Pourris". Les choses
étaient quand même super claires à l'époque à l'analyse des "fuites"
illégales. 3 ans plus tard ceux qui ont organisé ces fuites ne sont
toujours pas derrière les barreaux.
MH

Et Fillon n'est toujours pas derrière les barreaux ! Fallait-il lui
laisser obtenir l'immunité présidentielle !


Dans la mesure où on n'a inculpé que lui, ça paraît difficile.
--
Besoin d'un autre système, pas d'un autre gouvernement.
Every.body
Le #26549836
Gloops a présenté l'énoncé suivant :
Le 19/06/2020 à 16:47, Every.body a écrit :
MH a exposé le 19/06/2020 :
Jean-Christian Le Guellec (COGIP - service logistique) a exprimé avec
précision :
https://www.valeursactuelles.com/politique/exclusif-maitre-antonin-levy-francois-fillon-est-la-fois-soulage-et-en-colere-120769

[Exclusif] Maître Antonin Lévy : “François Fillon est à la fois soulagé
et en colère”

Par Louis de Raguenel / Jeudi 18 juin 2020 à 20:08

Entendue par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale consacrée
aux “obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire”, Eliane Houlette,
l’ancienne patronne du parquet national financier (PNF) a déclaré avoir
été victime de “pressions hiérarchiques” pour aller plus vite et plus
loin contre François Fillon. Après ces révélations et à quelques jours du
délibéré du procès de l’ancien candidat à la présidentielle, son avocat,
Me Antonin Lévy sonne la charge. Entretien.

Eliane Houlette a évoqué des « pressions » du parquet général, alors
qu’elle n’avait pas suffisamment d’éléments, pour ouvrir une information
judiciaire à l’encontre de François Fillon, qui a donné lieu à sa mise en
examen. Est-ce grave ?

Qu’un haut magistrat estime qu’elle a été soumise à des pressions, c’est
toujours grave. Le terme de « pressions » est très sérieux. On constate
ici que la conduite d’une enquête pénale, au moment crucial de la
campagne pour l’élection présentielle, n’a pas été conduite en pleine
liberté.
Elle évoque également des « pressions » du parquet général, dirigé par
Catherine Champrenault, pour des « demandes de précisions, de chronologie
générale - tout ça à deux ou trois jours d'intervalle -.» Des fuites
systématiques ont d’ailleurs été constatées pendant toute la procédure.

Est-ce habituel ?

Les remontées d’informations au Ministère de la Justice font partie des
secrets de polichinelle du fonctionnement de la Justice. Ces
informations, dont personne ne connait la teneur ou la fréquence sortent
parfois dans l’actualité [Note : Jean-Jacques Urvoas a été condamné pour
une transmission d’une note ; Christiane Taubira avait fait une
conférence de presse en tenant des documents qui lui avaient été
remontés]. Quand les enquêteurs et le Parquet perdent la maîtrise de
l’information sur des procédures judiciaires en cours, il est évident que
le risque de fuite augmente. Comment, dans ce dossier, ne pas mettre en
relation les fuites, qui étaient permanentes, avec la pression que
subissait le PNF pour transmettre régulièrement de l’information sur
l’état de la procédure ? Il n’y a aucune raison objective ou juridique
pour que le Parquet Général dispose de mises à jour fréquentes sur l’état
de cette procédure sensible.

Le parquet général doit normalement faire remonter ces informations à la
direction des affaires criminelles et des grâces, qui transmet certains
éléments au cabinet du garde des Sceaux. Peut-on penser que le ministre
de la Justice de l’époque a pu être à l’origine de ces pressions pour
faire barrage à François Fillon ? Ou une pression de certains juges,
hostiles à François Fillon ? Ou les deux ?

C’est une question difficile. Il faut bien que ces fuites viennent de
quelque part ! Ce qui est certain, c’est que les fuites dans le dossier
de François Fillon ont été permanentes, toujours à charge et savamment
orchestrées pour perturber la campagne présidentielle. Nous avons déposé
plusieurs plaintes pour qu’une enquête soit menée, sans aucun succès.
J’ai lu avec intérêt que la commission d’enquête parlementaire pourrait
entendre Madame Champrenault sur ce sujet. Ce sera l’occasion de lui
poser la question !

Pourquoi Eliane Houlette révèle-t-elle ces éléments aujourd’hui ?

Ayant aujourd’hui quitté la magistrature, sa parole est plus libre et
c’est tout à son honneur de ne pas garder le silence sur ces faits. Je ne
veux pas parler pour elle, mais on peut imaginer qu’elle a été choquée
des pressions qu’on a exercé sur elle dans ce dossier. Le fait d’être
entendu sous serment devant une commission d’enquête a également pu
compter.

Catherine Champrenault a été conseillère au cabinet de Ségolène Royal en
1999. Cet engagement passé au service d’une politique loin de celle
défendue par François Fillon, pose-t-il problème ?

Je ne sais pas sonder les âmes. J’aimerais que ce ne fût pas le cas.
L’indépendance est la garantie d’une justice forte et respectée.

Dans quel état d’esprit se trouve votre client, François Fillon, après
avoir entendu les propos d’Eliane Houlette ?

Il est à la fois soulagé et en colère. Soulagé d’avoir enfin un début
d’explication aux fuites qui ont perturbé la campagne et l’enquête
pénale. En colère que la justice puisse avoir été instrumentalisée à un
moment clé de notre démocratie qu’est l’élection présidentielle.

Si les propos d’Eliane Houlette sont vérifiés et reconnus, pensez-vous
que la présidentielle de 2017 aurait pu être gagnée par François Fillon ?

Il est difficile de refaire le passé. Une enquête différente pourrait
bien sur avoir des conséquences différentes. Espérons en revanche que la
justice pourra à l’avenir obtenir de meilleures garanties de son
indépendance.

Où en est « l’affaire Fillon » ?

Le délibéré sera rendu le 29 juin.

     Voilà des infos sur le monde de "Pourris&Pourris". Les choses étaient
quand même super claires à l'époque à l'analyse des "fuites" illégales. 3
ans plus tard ceux qui ont organisé ces fuites ne sont toujours pas
derrière les barreaux.
MH

Et Fillon n'est toujours pas derrière les barreaux ! Fallait-il lui laisser
obtenir l'immunité présidentielle !

Dans la mesure où on n'a inculpé que lui, ça paraît difficile.

Désolé mais je ne comprends pas ta réponse.
Gloops
Le #26549854
Le 24/06/2020 à 21:58, Every.body a écrit :
Gloops a présenté l'énoncé suivant :
Le 19/06/2020 à 16:47, Every.body a écrit :
MH a exposé le 19/06/2020 :
Jean-Christian Le Guellec (COGIP - service logistique) a exprimé
avec précision :
https://www.valeursactuelles.com/politique/exclusif-maitre-antonin-levy-francois-fillon-est-la-fois-soulage-et-en-colere-120769


[Exclusif] Maître Antonin Lévy : “François Fillon est à la fois
soulagé et en colère”

Par Louis de Raguenel / Jeudi 18 juin 2020 à 20:08

Entendue par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale
consacrée aux “obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire”,
Eliane Houlette, l’ancienne patronne du parquet national financier
(PNF) a déclaré avoir été victime de “pressions hiérarchiques” pour
aller plus vite et plus loin contre François Fillon. Après ces
révélations et à quelques jours du délibéré du procès de l’ancien
candidat à la présidentielle, son avocat, Me Antonin Lévy sonne la
charge. Entretien.

Eliane Houlette a évoqué des « pressions » du parquet général,
alors qu’elle n’avait pas suffisamment d’éléments, pour ouvrir une
information judiciaire à l’encontre de François Fillon, qui a donné
lieu à sa mise en examen. Est-ce grave ?

Qu’un haut magistrat estime qu’elle a été soumise à des pressions,
c’est toujours grave. Le terme de « pressions » est très sérieux.
On constate ici que la conduite d’une enquête pénale, au moment
crucial de la campagne pour l’élection présentielle, n’a pas été
conduite en pleine liberté.
Elle évoque également des « pressions » du parquet général, dirigé
par Catherine Champrenault, pour des « demandes de précisions, de
chronologie générale - tout ça à deux ou trois jours d'intervalle
-.» Des fuites systématiques ont d’ailleurs été constatées pendant
toute la procédure.

Est-ce habituel ?

Les remontées d’informations au Ministère de la Justice font partie
des secrets de polichinelle du fonctionnement de la Justice. Ces
informations, dont personne ne connait la teneur ou la fréquence
sortent parfois dans l’actualité [Note : Jean-Jacques Urvoas a été
condamné pour une transmission d’une note ; Christiane Taubira
avait fait une conférence de presse en tenant des documents qui lui
avaient été remontés]. Quand les enquêteurs et le Parquet perdent
la maîtrise de l’information sur des procédures judiciaires en
cours, il est évident que le risque de fuite augmente. Comment,
dans ce dossier, ne pas mettre en relation les fuites, qui étaient
permanentes, avec la pression que subissait le PNF pour transmettre
régulièrement de l’information sur l’état de la procédure ? Il n’y
a aucune raison objective ou juridique pour que le Parquet Général
dispose de mises à jour fréquentes sur l’état de cette procédure
sensible.

Le parquet général doit normalement faire remonter ces informations
à la direction des affaires criminelles et des grâces, qui transmet
certains éléments au cabinet du garde des Sceaux. Peut-on penser
que le ministre de la Justice de l’époque a pu être à l’origine de
ces pressions pour faire barrage à François Fillon ? Ou une
pression de certains juges, hostiles à François Fillon ? Ou les deux ?

C’est une question difficile. Il faut bien que ces fuites viennent
de quelque part ! Ce qui est certain, c’est que les fuites dans le
dossier de François Fillon ont été permanentes, toujours à charge
et savamment orchestrées pour perturber la campagne présidentielle.
Nous avons déposé plusieurs plaintes pour qu’une enquête soit
menée, sans aucun succès. J’ai lu avec intérêt que la commission
d’enquête parlementaire pourrait entendre Madame Champrenault sur
ce sujet. Ce sera l’occasion de lui poser la question !

Pourquoi Eliane Houlette révèle-t-elle ces éléments aujourd’hui ?

Ayant aujourd’hui quitté la magistrature, sa parole est plus libre
et c’est tout à son honneur de ne pas garder le silence sur ces
faits. Je ne veux pas parler pour elle, mais on peut imaginer
qu’elle a été choquée des pressions qu’on a exercé sur elle dans ce
dossier. Le fait d’être entendu sous serment devant une commission
d’enquête a également pu compter.

Catherine Champrenault a été conseillère au cabinet de Ségolène
Royal en 1999. Cet engagement passé au service d’une politique loin
de celle défendue par François Fillon, pose-t-il problème ?

Je ne sais pas sonder les âmes. J’aimerais que ce ne fût pas le
cas. L’indépendance est la garantie d’une justice forte et respectée.

Dans quel état d’esprit se trouve votre client, François Fillon,
après avoir entendu les propos d’Eliane Houlette ?

Il est à la fois soulagé et en colère. Soulagé d’avoir enfin un
début d’explication aux fuites qui ont perturbé la campagne et
l’enquête pénale. En colère que la justice puisse avoir été
instrumentalisée à un moment clé de notre démocratie qu’est
l’élection présidentielle.

Si les propos d’Eliane Houlette sont vérifiés et reconnus,
pensez-vous que la présidentielle de 2017 aurait pu être gagnée par
François Fillon ?

Il est difficile de refaire le passé. Une enquête différente
pourrait bien sur avoir des conséquences différentes. Espérons en
revanche que la justice pourra à l’avenir obtenir de meilleures
garanties de son indépendance.

Où en est « l’affaire Fillon » ?

Le délibéré sera rendu le 29 juin.

     Voilà des infos sur le monde de "Pourris&Pourris". Les choses
étaient quand même super claires à l'époque à l'analyse des "fuites"
illégales. 3 ans plus tard ceux qui ont organisé ces fuites ne sont
toujours pas derrière les barreaux.
MH

Et Fillon n'est toujours pas derrière les barreaux ! Fallait-il lui
laisser obtenir l'immunité présidentielle !

Dans la mesure où on n'a inculpé que lui, ça paraît difficile.

Désolé mais je ne comprends pas ta réponse.


Si on n'a pas pour objectif de lutter contre la corruption, pourquoi
emprisonnerait-on Fillon ?
--
Besoin d'un autre système, pas d'un autre gouvernement.
Cardinal de H=c3=a8re
Le #26549896
Le 19/06/2020 à 08:29, Cardinal de Hère a écrit :
Le 18/06/2020 à 22:51, Jean-Christian Le Guellec (COGIP - service
logistique) a écrit :
https://www.valeursactuelles.com/politique/exclusif-maitre-antonin-levy-francois-fillon-est-la-fois-soulage-et-en-colere-120769
[Exclusif] Maître Antonin Lévy : “François Fillon est à la fois
soulagé et en colère”
Par Louis de Raguenel / Jeudi 18 juin 2020 à 20:08
Entendue par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale
consacrée aux “obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire”,
Eliane Houlette, l’ancienne patronne du parquet national financier
(PNF) a déclaré avoir été victime de “pressions hiérarchiques” pour
aller plus vite et plus loin contre François Fillon. Après ces
révélations et à quelques jours du délibéré du procès de l’ancien
candidat à la présidentielle, son avocat, Me Antonin Lévy sonne la
charge. Entretien.
Eliane Houlette a évoqué des « pressions » du parquet général, alors
qu’elle n’avait pas suffisamment d’éléments, pour ouvrir une
information judiciaire à l’encontre de François Fillon, qui a donné
lieu à sa mise en examen. Est-ce grave ?
Qu’un haut magistrat estime qu’elle a été soumise à des pressions,
c’est toujours grave. Le terme de « pressions » est très sérieux. On
constate ici que la conduite d’une enquête pénale, au moment crucial
de la campagne pour l’élection présentielle, n’a pas été conduite en
pleine liberté.
Elle évoque également des « pressions » du parquet général, dirigé par
Catherine Champrenault, pour des « demandes de précisions, de
chronologie générale - tout ça à deux ou trois jours d'intervalle -.»
Des fuites systématiques ont d’ailleurs été constatées pendant toute
la procédure.
Est-ce habituel ?
Les remontées d’informations au Ministère de la Justice font partie
des secrets de polichinelle du fonctionnement de la Justice. Ces
informations, dont personne ne connait la teneur ou la fréquence
sortent parfois dans l’actualité [Note : Jean-Jacques Urvoas a été
condamné pour une transmission d’une note ; Christiane Taubira avait
fait une conférence de presse en tenant des documents qui lui avaient
été remontés]. Quand les enquêteurs et le Parquet perdent la maîtrise
de l’information sur des procédures judiciaires en cours, il est
évident que le risque de fuite augmente. Comment, dans ce dossier, ne
pas mettre en relation les fuites, qui étaient permanentes, avec la
pression que subissait le PNF pour transmettre régulièrement de
l’information sur l’état de la procédure ? Il n’y a aucune raison
objective ou juridique pour que le Parquet Général dispose de mises à
jour fréquentes sur l’état de cette procédure sensible.
Le parquet général doit normalement faire remonter ces informations à
la direction des affaires criminelles et des grâces, qui transmet
certains éléments au cabinet du garde des Sceaux. Peut-on penser que
le ministre de la Justice de l’époque a pu être à l’origine de ces
pressions pour faire barrage à François Fillon ? Ou une pression de
certains juges, hostiles à François Fillon ? Ou les deux ?
C’est une question difficile. Il faut bien que ces fuites viennent de
quelque part ! Ce qui est certain, c’est que les fuites dans le
dossier de François Fillon ont été permanentes, toujours à charge et
savamment orchestrées pour perturber la campagne présidentielle. Nous
avons déposé plusieurs plaintes pour qu’une enquête soit menée, sans
aucun succès. J’ai lu avec intérêt que la commission d’enquête
parlementaire pourrait entendre Madame Champrenault sur ce sujet. Ce
sera l’occasion de lui poser la question !
Pourquoi Eliane Houlette révèle-t-elle ces éléments aujourd’hui ?
Ayant aujourd’hui quitté la magistrature, sa parole est plus libre et
c’est tout à son honneur de ne pas garder le silence sur ces faits. Je
ne veux pas parler pour elle, mais on peut imaginer qu’elle a été
choquée des pressions qu’on a exercé sur elle dans ce dossier. Le fait
d’être entendu sous serment devant une commission d’enquête a
également pu compter.
Catherine Champrenault a été conseillère au cabinet de Ségolène Royal
en 1999. Cet engagement passé au service d’une politique loin de celle
défendue par François Fillon, pose-t-il problème ?
Je ne sais pas sonder les âmes. J’aimerais que ce ne fût pas le cas.
L’indépendance est la garantie d’une justice forte et respectée.
Dans quel état d’esprit se trouve votre client, François Fillon, après
avoir entendu les propos d’Eliane Houlette ?
Il est à la fois soulagé et en colère. Soulagé d’avoir enfin un début
d’explication aux fuites qui ont perturbé la campagne et l’enquête
pénale. En colère que la justice puisse avoir été instrumentalisée à
un moment clé de notre démocratie qu’est l’élection présidentielle.
Si les propos d’Eliane Houlette sont vérifiés et reconnus, pensez-vous
que la présidentielle de 2017 aurait pu être gagnée par François Fillon ?
Il est difficile de refaire le passé. Une enquête différente pourrait
bien sur avoir des conséquences différentes. Espérons en revanche que
la justice pourra à l’avenir obtenir de meilleures garanties de son
indépendance.
Où en est « l’affaire Fillon » ?
Le délibéré sera rendu le 29 juin.

Hollande doit s'expliquer.

Ceci dit ça ne m'étonne guère. Fillon et Macron travaillent pour le même
patron. Il était évident que le procès contre les Fillon finirait en
queue de poisson.
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Anonyme