Spotify sanctionne la musique et les artistes nocifs ou haineux

Le par  |  9 commentaire(s)
Spotify

Le spécialiste du streaming musical met en place une politique permettant de bannir ou altérer la visibilité de musique ou artistes considérés haineux.

Le leader mondial de la musique en streaming annonce la mise en place d'une politique de conduite visant le contenu haineux. Spotify fait en particulier référence à du contenu qui incite à la hain ou à la violence sur la base de considérations ethniques, religieuses, orientations sexuelles ou encore pour du handicap.

Spotify-logoPour du contenu haineux ou une conduite haineuse, Spotify pourra supprimer de la musique après consultation avec les ayants droit, mettre un terme à de la promotion ou une mise en avant dans des playlists de son service.

Spotify se défend d'opérer une censure et travaillera avec des associations dans " le respect de ses valeurs. " Baptisé Spotify AudioWatch, un outil de monitoring interne identifiera par ailleurs du contenu disponible ayant été signalé comme haineux sur des registres internationaux.

" Dans certaines circonstances, lorsqu'un artiste ou créateur fait quelque chose qui est particulièrement nocif ou haineux (par exemple, la violence contre les enfants et la violence sexuelle), cela peut affecter la façon dont nous travaillons avec ou soutenons cet artiste ou créateur ", écrit Spotify.

La musique de R. Kelly vient ainsi d'être retirée des playlists de Spotify. L'artiste fait l'objet d'accusations d'abus sexuels. Cette suppression concerne les playlists opérées par Spotify et les recommandations algorithmiques. Pour autant, la musique de R. Kelly demeure disponible sur Spotify.

Devançant les critiques, Spotify reconnaît que sa nouvelle politique soulève des " questions complexes. " Qu'en sera-t-il du discernement entre l'œuvre et l'artiste ? " Nous ferons des erreurs, nous apprendrons d'elles, et nous vous écouterons toujours pendant que nous travaillons pour continuer à développer la plateforme. "

Spotify souligne qu'il s'agit d'une première itération de sa nouvelle politique. Récemment entré en Bourse, Spotify revendique 75 millions d'abonnés payants et 99 millions d'abonnés gratuits.

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Vos commentaires

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Trier par : date / pertinence
Le #2012882
Il ne va pas rester beaucoup de rap ...
EchecCritique Absent Senior 344 points
Le #2012904
Terrifiant les proportions que prend la censure.
Le #2012940
EchecCritique a écrit :

Terrifiant les proportions que prend la censure.


La censure c'est pas le bon mot.

Spotify est une société privée qui diffuse ce qu'elle veut, qui fait ce qu'elle veut. Les utilisateurs peuvent choisir d'autres plateformes et les artistes peuvent diffuser ailleurs librement, ils ne sont pas censurés par un état.

Si Spotify était propriété de l'état français par exemple, on pourrait effectivement appeler ça de la censure.

À titre d'exemple, le Figaro peut décider de ne pas évoquer une actu qui n'est pas dans sa ligne éditoriale (ils ne s'en privent pas depuis 50 ans !!!). Mais il n'y a pas de censure puisque l'état n'interdit aucun média de traiter cette actu et le lecteur peut donc se tourner vers Libé ou autre pour avoir l'info en question.

Consommer (au sens "choisir ce que l'on achète") est bien un acte politique. (si si !)
Le #2012966
delbre a écrit :

EchecCritique a écrit :

Terrifiant les proportions que prend la censure.


La censure c'est pas le bon mot.

Spotify est une société privée qui diffuse ce qu'elle veut, qui fait ce qu'elle veut. Les utilisateurs peuvent choisir d'autres plateformes et les artistes peuvent diffuser ailleurs librement, ils ne sont pas censurés par un état.

Si Spotify était propriété de l'état français par exemple, on pourrait effectivement appeler ça de la censure.

À titre d'exemple, le Figaro peut décider de ne pas évoquer une actu qui n'est pas dans sa ligne éditoriale (ils ne s'en privent pas depuis 50 ans !!!). Mais il n'y a pas de censure puisque l'état n'interdit aucun média de traiter cette actu et le lecteur peut donc se tourner vers Libé ou autre pour avoir l'info en question.

Consommer (au sens "choisir ce que l'on achète" est bien un acte politique. (si si !)


Mais "interdire" sur des critères non pertinents, pour des raisons morales, c'est... de la censure.

La censure se limite pas à l'état, mais à tout groupement "social".
Le #2012967
Ouais enfin c'est une société privée qui fait ce qu'elle veut et les artistes peuvent très bien la boycotter tout comme les clients. Le mot censure est un peu fort (ce n'est que mon avis hein )

Une radio qui ne diffuse jamais de hard rock fait-elle de la censure ?
Le #2012995
delbre a écrit :

EchecCritique a écrit :

Terrifiant les proportions que prend la censure.


La censure c'est pas le bon mot.

Spotify est une société privée qui diffuse ce qu'elle veut, qui fait ce qu'elle veut. Les utilisateurs peuvent choisir d'autres plateformes et les artistes peuvent diffuser ailleurs librement, ils ne sont pas censurés par un état.

Si Spotify était propriété de l'état français par exemple, on pourrait effectivement appeler ça de la censure.

À titre d'exemple, le Figaro peut décider de ne pas évoquer une actu qui n'est pas dans sa ligne éditoriale (ils ne s'en privent pas depuis 50 ans !!!). Mais il n'y a pas de censure puisque l'état n'interdit aucun média de traiter cette actu et le lecteur peut donc se tourner vers Libé ou autre pour avoir l'info en question.

Consommer (au sens "choisir ce que l'on achète" est bien un acte politique. (si si !)


C'est bel et bien de la censure ,
L'artiste fait l'objet "d'accusations" d'abus sexuels. il n'a même pas été jugé par la justice de son pays que spotify l'a deja condamné et jugé en supprimant sa musique ?
je ne laisserai jamais Une plateforme musicale me faire la leçon de morale , c'est pour cela qu’après 3 ans d'abonnement , j'ai résilié aujourd’hui meme ... car je veux rester libre d'écouter qui je veux .
Le #2013016
Lol bon courage avec le black metal et le death metal, qui font l'apologie du meurtre et de la sauvagerie à longueur de chansons
Le #2013018
djlotfi a écrit :

delbre a écrit :

EchecCritique a écrit :

Terrifiant les proportions que prend la censure.


La censure c'est pas le bon mot.

Spotify est une société privée qui diffuse ce qu'elle veut, qui fait ce qu'elle veut. Les utilisateurs peuvent choisir d'autres plateformes et les artistes peuvent diffuser ailleurs librement, ils ne sont pas censurés par un état.

Si Spotify était propriété de l'état français par exemple, on pourrait effectivement appeler ça de la censure.

À titre d'exemple, le Figaro peut décider de ne pas évoquer une actu qui n'est pas dans sa ligne éditoriale (ils ne s'en privent pas depuis 50 ans !!!). Mais il n'y a pas de censure puisque l'état n'interdit aucun média de traiter cette actu et le lecteur peut donc se tourner vers Libé ou autre pour avoir l'info en question.

Consommer (au sens "choisir ce que l'on achète" est bien un acte politique. (si si !)


C'est bel et bien de la censure ,
L'artiste fait l'objet "d'accusations" d'abus sexuels. il n'a même pas été jugé par la justice de son pays que spotify l'a deja condamné et jugé en supprimant sa musique ?
je ne laisserai jamais Une plateforme musicale me faire la leçon de morale , c'est pour cela qu’après 3 ans d'abonnement , j'ai résilié aujourd’hui meme ... car je veux rester libre d'écouter qui je veux .


Si une radio ne diffuse pas de Metal parce qu'elle juge ça satanique, appelles-tu ça de la censure ? Moi non. J'écoute du Metal en changeant de diffuseur, c'est tout.

Pour moi, tant que la société est privée, elle diffuse ce qu'elle veut. Si par contre elle est aux ordres d'un état qui, pour un prétexte religieux ou politique, décide de lui interdire la diffusion de certains artistes, alors oui c'est de la censure.

Si Spotify a arrêté de diffuser l'artiste, il n'en reste pas moins qu'il peut continuer à jouer sa musique, la diffuser comme il l'entend sur d'autres plateformes (à lui de choisir les bonnes) et l'auditeur est également libre de boycotter spotify.

Tout ça n'est quand même pas comparable avec ce qu'il se passe en Chine ou autre dictature.
Le #2013067
djlotfi a écrit :

delbre a écrit :

EchecCritique a écrit :

Terrifiant les proportions que prend la censure.


La censure c'est pas le bon mot.

Spotify est une société privée qui diffuse ce qu'elle veut, qui fait ce qu'elle veut. Les utilisateurs peuvent choisir d'autres plateformes et les artistes peuvent diffuser ailleurs librement, ils ne sont pas censurés par un état.

Si Spotify était propriété de l'état français par exemple, on pourrait effectivement appeler ça de la censure.

À titre d'exemple, le Figaro peut décider de ne pas évoquer une actu qui n'est pas dans sa ligne éditoriale (ils ne s'en privent pas depuis 50 ans !!!). Mais il n'y a pas de censure puisque l'état n'interdit aucun média de traiter cette actu et le lecteur peut donc se tourner vers Libé ou autre pour avoir l'info en question.

Consommer (au sens "choisir ce que l'on achète" est bien un acte politique. (si si !)


C'est bel et bien de la censure ,
L'artiste fait l'objet "d'accusations" d'abus sexuels. il n'a même pas été jugé par la justice de son pays que spotify l'a deja condamné et jugé en supprimant sa musique ?
je ne laisserai jamais Une plateforme musicale me faire la leçon de morale , c'est pour cela qu’après 3 ans d'abonnement , j'ai résilié aujourd’hui meme ... car je veux rester libre d'écouter qui je veux .


La société privée Spotify a décide d'arrêter la promotion d'un artiste, hors, sa musique reste belle et bien disponible sur le site. Il n'y a aucune censure là dedans. Tu as toujours la possibilité d'écouter qui tu veux sans restrictions particulières. Et je suis plutôt ravi qu'ils décident d'orienter leurs algorithme vers des artistes plus respectueux plutôt que vers des machines à cash. Spotify m'a tout l'air d'une entreprise avec une bonne éthique (ce qui devient de plus en plus rare).


Et c'est marrant, je ne t'ai pas entendu crier à la censure contre Netflix pour l'affaire Kevin Spacey, pourtant c'est plus proche de la censure puisqu'ils ont carrément décide de ne pas sortir un film en phase de post-production uniquement à cause de la présence de Kevin Spacey
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