On a testé le mode Autopilot de Tesla

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Mise à jour du 23/11/16, à la suite des annonces du constructeur sur le système Autopilot 2.0

On l’a vu dans les pages précédentes, le système de pilotage automatique proposé par Tesla sur ses véhicules n’est pas un véritable système “autopilote”. S’il peut maintenir la distance avec le véhicule qui précède et tenir sa file, l’ordinateur de bord ne prend pas de décision de conduite relative au trafic environnant et le conducteur est tenu de rester vigilant en toutes circonstances et de décider d’un changement de file.

Avec le système Autopilot 2.0 présenté par Elon Musk en octobre 2016, la donne change complètement. Ce dernier fait appel à une nouvelle série d’équipements installés désormais de série dans les véhicules Tesla (et dans la future Tesla Model 3) et qui apportera en temps utile une conduite autonome intégrale, sans que le conducteur ait cette fois à intervenir.

Tesla_autonome_

Cela passera par le passage de 1 caméra actuellement à 8 caméras surveillant l’environnement du véhicule à 360 degrés en permanence, associées à un ensemble de capteurs ultrasoniques constituant une ceinture de détection à courte portée (plusieurs mètres tout de même) autour de la voiture.

On retrouvera également la détection radar capable de repérer un obstacle en amont du véhicule qui précède et introduite dans la dernière version du système Autopilot. Pour gérer l’ensemble des données des capteurs et fournir une vision d’ensemble qui assurera la conduite autonome, Tesla fait appel au composant Drive PX 2 de Nvidia, introduit en début d’année.

Nvidia Drive PX 2

Bardés de cet ensemble de composants électroniques, qu’il faudra déverrouiller en payant l’option adéquate, les véhicules Tesla deviendront des véhicules autonomes à part entière. Tesla a déjà produit plusieurs vidéos faisant la démonstration du système Autopilot 2.0 sur la voie publique, avec un véhicule capable de prendre en compte la signalisation, les autres véhicules, les piétons et autres éléments de l’environnement pour diriger le véhicule vers sa destination.

Une fois arrivé, le conducteur n’aura plus qu’à sortir du véhicule tandis que ce dernier ira se garer tout seul sur un emplacement de parking, toujours sans intervention humaine. Plus besoin de perdre de temps à tourner pour chercher une place !

Tesla Autopilot conduite autonome

Tout ceci est bien beau mais un tel système n’est pour le moment pas validé par les réglementations en vigueur et demandera sans doute encore quelques années de recevoir les feux verts adéquats.

Tesla a déjà indiqué que l’Autopilot 2.0 serait mis progressivement en service, avec une longue phase de collecte de données et de vérification que le système fonctionne comme prévu.

Le système de conduite autonome devrait par ailleurs concrétiser l’une des visions d’Elon Musk : permettre à un véhicule distant de centaines ou de milliers de kilomètres de se diriger seul pour rejoindre son propriétaire...ou le client qui aura commandé un service de transport.

Tesla et Uber, qui travaille aussi sur la conduite autonome, pourraient se rejoindre sur cette capacité à créer une flotte de véhicules sans chauffeur capable de générer de nouveaux modèles économiques et comportementaux. Pourquoi posséder un véhicule s’il devient possible de le commander et de le faire venir sans assistance lorsque l’on en aura besoin ?

Mais c’est déjà une autre histoire...

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