
Après un premier trimestre 2007
plutôt mitigé,
Motorola, numéro deux mondial de la téléphonie, tente de retrouver un second souffle avec une série de
nouveaux modèles. Mais, selon son principal rival
Nokia, la société n'est plus en mesure d'être présente de façon dominante sur le marché chinois.
Ce retrait a pour conséquences de
modifier l'équilibre des forces sur le plus grand marché de la téléphonie mobile au monde.
" L'année dernière, Motorola avait une politique agressive, mais ce n'est plus le cas. Cette année, nous verrons les rivaux chinois tenter leur chance ", souligne Colin Giles, à la tête des activités chinoises de Nokia, lors d'une interview pour le quotidien finlandais
Taloussanomat, reprise par
Reuters.
Nokia et Motorola occupent le marché chinois depuis plusieurs années et ont capté
plus de 50% des parts de marché, aux dépens des fabricants de terminaux locaux. Le succès se joue sur le prix des combinés et sur l'effiicacité des canaux de distribution.
Prix et logistique font la différence ?Et à cette guerre d'usure, c'est Nokia qui résiste le mieux, revendiquant un réseau de
40 distributeurs régionaux en Chine, ce qui lui assure une présence marquée dans le pays. Mais l'espace laissé vacant par Motorola pourrait bien être mis à profit par les fabricants chinois, profitant de la
mise en service prochaine des réseaux 3G sur le territoire.
Parmi ceux-ci, il y aura pour la première fois le lancement de réseaux
TD-SCDMA, la norme 3G chinoise, sur laquelle bon nombre de fabricants locaux se sont positionnés. Nokia n'a pas perdu de temps et a annoncé qu'elle commercialiserait également
des terminaux TD-SCDMA dès 2008.
" Les grands défis à venir (en Chine) sont cette compétition croissante et les technologies 3G ", confirme Colin Giles. Nokia va jouer sur le double aspect fournisseur d'équipements télécom et fabricant de terminaux pour préserver ses parts de marché sur le
fructueux territoire chinois.