Semiconducteurs : Qimonda n'a toujours pas de repreneur
Malgré l'urgence de sa situation, le fondeur Qimonda n'a toujours pas réussi à attirer de partenaire solide. C'est désormais la liquidation qui se profile.
Le fabricant de mémoires Qimonda est au plus mal. Après un placement sous le régime des faillites allemand, à la suite d'un plan de financement avorté, et malgré une recherche active pour s'adosser à un repreneur, la date fatidique du 31 mars approche à grands pas.
Dans un communiqué, le fondeur indique qu'il ne parviendra vraisemblablement pas à trouver un investisseur suffisamment solide avant la fin mars mais qu'il continuera à chercher au-delà de cette date, plusieurs candidats s'étant présentés mais sans concrétisation.
A partir du mois d'avril, la société stoppera la production sur son site de Dresde pour éviter des coûts de fonctionnement exorbitants par rapport à la faiblesse des prix du marché des mémoires, tout en prévenant que l'usine peut redémarrer à tout moment.
Le risque de liquidation se profile
C'est désormais le spectre de la liquidation qui plane au-dessus de Qimonda. Une société de transfert va être créée et maintiendra le statut des employés si jamais la société devait disparaître dans le processus de faillite. Dans le même temps, un groupe de travail poursuit l'effort de recherche d'un investisseur et du maintien de sa technologie de gravure Buried Worldline, qui reste son seul atout pour séduire un repreneur.
Un autre fabricant de mémoire, Spansion, s'est également placé récemment sous le régime des faillites aux Etats-Unis et au Japon en vue de se restructurer. Ces sociétés sont victimes de la forte chute des prix des composants mémoire ces dernières années et maintenant du ralentissement de la demande provoqué par la crise économique mondiale.
- Le temps court pour le fondeur Qimonda, placé sous le régime allemand des faillites en janvier après l'échec du montage d'un financement de secours de 325 millions d'euros. En attendant de trouver un repreneur, il va réduire sa...


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