YouTube est la plate-forme vidéo la plus utilisée dans le monde. Même si en France DailyMotion lui résiste bien, YouTube représentait
tout de même 28 % de l'ensemble des contenus visionnés au mois de mai. Malgré sa popularité, le site a pourtant
du mal à trouver un modèle économique viable.
Récemment, il était rendu possible, en France, de
devenir partenaire YouTube. Les créateurs de contenus originaux, possédant les droits d'auteur, peuvent mettre en ligne leurs vidéos et obtenir un
partage des recettes publicitaires.
Or, le site de partage vidéo est
fréquemment poursuivi en justice pour l'hébergement, même temporaire, de contenus soumis aux droits d'auteur. La mise à disposition sur YouTube d'œuvres couvertes par la propriété intellectuelle reste en effet assez fréquente, comme l'illustre l'exemple de
U2. Pourtant, Google vient d'
officialiser une donnée assez étonnante par l'entremise de David King. Ainsi,
près de 90 % des contenus présents illégalement sur YouTube feraient l'objet d'une décision de la part
des partenaires du site et auteurs
de les monétiser et d'ainsi récupérer une partie des recettes publicitaires.
L'outil
ContentID, mis à disposition gratuitement par Google pour les ayant-droits, permet à ceux-ci de
contrôler la présence illégale de leurs contenus. Ils peuvent demander que ceux-ci soient automatiquement supprimés, bloqués ou encore laissés en ligne. Dans ce dernier cas, ils ont le choix d'opter pour une licence de diffusion et de
récupérer de l'argent. Malgré tout, ce taux de 90 % ne concerne que les 300 partenaires ContentID de YouTube. Nombre d'ayant-droits privilégient la voix de la justice et demandent de lourds dommages et intérêts.