La France fait face à une nouvelle forme de criminalité organisée. Dans la nuit du 14 au 15 janvier 2026, un couple de retraités a été kidnappé à son domicile de Sallanches, en Haute-Savoie. Les ravisseurs, manifestement bien informés, ont rapidement exigé une rançon de huit millions d'euros en cryptomonnaies, ciblant en réalité leur fils, un professionnel reconnu du secteur des actifs numériques.

Comment s'est déroulé cet enlèvement ?

Le couple, un ancien médecin et une professeure retraitée de l'école Jules Ferry de Sallanches, a été pris en otage directement à son domicile. Les criminels ont immédiatement contacté leur fils pour formuler leur demande. Le montant colossal témoigne de la préparation de l'opération et des informations dont disposaient les malfrats sur les activités du fils.

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Les victimes ont finalement été retrouvées et sont actuellement prises en charge dans un établissement hospitalier. Les autorités restent pour l'instant très discrètes sur les circonstances de leur libération. On ignore si une partie ou la totalité de la rançon a été versée, ou si une intervention des forces de l'ordre a permis de mettre fin à la séquestration sans paiement.

S'agit-il d'un phénomène isolé ?

Loin de là. Cet événement est le quatrième enlèvement lié au monde de la cryptomonnaie en France en moins de trois semaines depuis le début de l'année 2026. D'autres cas similaires ont été recensés à Manosque, Saint-Léger-sous-Cholet et Verneuil-sur-Seine, suggérant une intensification des attaques physiques contre les investisseurs.

Ces affaires mettent en lumière la vulnérabilité des personnes identifiées comme détenant des portefeuilles d'actifs numériques importants. Le climat d'insécurité est d'autant plus palpable qu'une fonctionnaire du fisc a récemment avoué avoir aidé le crime organisé à identifier des cibles potentielles parmi les investisseurs français.

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Quelle est la réponse des autorités face à cette menace ?

Face à cette escalade de violence, une nouvelle entité judiciaire a pris les choses en main. Le Parquet national anticriminalité organisée (PNACO), créé le 5 janvier 2026, s'est saisi de l'enquête. Ce parquet spécialisé est spécifiquement conçu pour traiter les formes les plus graves de criminalité, comme les enlèvements et l'extorsion en bande organisée.

Le vice-procureur du PNACO a confirmé que le parquet s'était initialement saisi de trois affaires d'enlèvement et que les investigations se poursuivaient pour des chefs d'accusation lourds : blanchiment, extorsion en bande organisée et association de malfaiteurs. La justice cherche désormais à déterminer si ces différentes attaques sont coordonnées ou s'il s'agit d'initiatives indépendantes.