Confrontée aux nouvelles exigences réglementaires, l'entreprise ferroviaire prend les devants. Le groupe a lancé un vaste chantier pour installer 5 000 bornes de recharge sur quatre ans. Ce projet colossal vise à électrifier sa flotte de véhicules de service et de fonction, une réponse directe à la Loi d'Orientation des Mobilités (LOM).
Pourquoi la loi impose-t-elle ce virage électrique ?
Derrière cette accélération se trouve une contrainte légale bien précise : la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM). Adoptée en 2019, elle impose un cadre strict aux grandes entreprises françaises pour encourager la transition vers une mobilité électrique.
Les objectifs sont ambitieux d'ici 2030, les sociétés gérant plus de 100 véhicules devront convertir la moitié de leur parc à des modèles à faibles émissions. Ce virage est donc moins un choix qu’une obligation stratégique pour un groupe comme la SNCF, qui doit anticiper pour rester exemplaire.
Quels acteurs pilotent ce déploiement national ?
Pour un projet de cette ampleur, la SNCF ne fait pas cavalier seul. Un partenariat stratégique a été noué avec deux experts du secteur. D'un côté, Eiffage Énergie Systèmes se charge de toute la partie matérielle : conception, installation et maintenance des équipements sur une durée de quatre ans.
De l'autre, la société finlandaise Virta apporte son expertise logicielle pour superviser l'ensemble du réseau pendant six ans. La coordination globale est assurée par SNCF Immobilier, garantissant une répartition claire des rôles et une exécution efficace du plan de déploiement.
Comment fonctionnent ces nouvelles bornes au quotidien ?
Le déploiement est déjà une réalité sur le terrain. Plus d'une centaine de points de charge sont déjà opérationnelles, principalement des modèles Alfen Double, et des dizaines d'autres sont en cours d'installation. Ces bornes de recharge sont strictement réservées aux collaborateurs.
L'accès se fait simplement via une application mobile ou un badge dédié. La recharge est gratuite pour les véhicules de service. Sur certains sites, une offre à tarif préférentiel est même proposée pour les véhicules personnels des agents, un avantage non négligeable pour encourager l'adoption de l'électrique à titre individuel.
Quel est l'impact réel de cette initiative ?
L'installation de 5 000 bornes marque une étape clé dans la décarbonation de la flotte routière de la SNCF. Au-delà de la simple conformité avec la loi LOM, ce projet contribue directement à la réduction des émissions de CO₂ et modernise le parc automobile de l'entreprise.
En facilitant l'usage des véhicules électriques pour ses collaborateurs, la SNCF renforce son image d'acteur engagé dans la mobilité durable. Cette initiative pourrait bien servir de modèle à suivre pour d'autres grands groupes français, tout en ouvrant la voie à l'intégration de technologies de réseau intelligent (smart grid).
Foire Aux Questions (FAQ)
Combien de bornes de recharge la SNCF prévoit-elle d'installer ?
Le projet national prévoit le déploiement de 5 000 bornes de recharge sur les différents sites de la SNCF (bâtiments administratifs, technicentres) sur une période de quatre ans.
Ces bornes de recharge sont-elles accessibles au public ?
Non, l'accès à ces équipements est strictement réservé aux collaborateurs de la SNCF. Elles sont destinées en priorité aux véhicules de service et de fonction, et dans certains cas, aux véhicules personnels des agents.
Qui sont les partenaires de la SNCF dans ce projet ?
La SNCF s'est associée à Eiffage Énergie Systèmes pour l'installation et la maintenance matérielle, et à l'entreprise finlandaise Virta pour la supervision logicielle et la gestion du réseau de recharge.