L'époque où un abonnement Netflix coûtait moins de 10 € semble désormais appartenir à un lointain passé. Aujourd'hui, les tarifs des services de vidéo à la demande ne cessent de grimper, et cette inflation est loin d'être terminée. Une nouvelle étude menée par la plateforme de coabonnement Spliiit chiffre cette tendance et dresse un portrait alarmant : la facture pourrait devenir tout simplement exorbitante d'ici quelques années.

Quel sera le coût réel du streaming en 2030 ?

Le verdict de l'étude est sans appel : d'ici 2030, la dépense mensuelle consacrée uniquement au streaming vidéo pourrait atteindre la somme de 75 euros. Ce chiffre ne concerne pas un unique service, mais bien le coût cumulé de plusieurs offres devenues indispensables pour accéder à des contenus exclusifs et fragmentés entre les géants du secteur.

Mais ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Cette projection s'intègre dans une explosion plus globale du panier numérique des foyers, qui pourrait grimper jusqu'à 230 euros par mois. Ce budget inclut non seulement la vidéo, mais aussi la musique, les outils de productivité, la presse en ligne et les logiciels de cybersécurité, soit une charge annuelle de près de 2800 euros.

Quelles sont les causes de cette inflation numérique ?

Cette trajectoire s'explique par trois tendances de fond qui se conjuguent. La première est une inflation annuelle des services numériques, solidement installée et estimée entre 10 % et 15 %. La seconde est la fragmentation croissante des offres, qui force les consommateurs à multiplier les abonnements pour suivre leurs séries et films préférés.

Enfin, on assiste à la transformation de services autrefois inclus en options payantes. L'arrivée de la publicité sur des formules de base, la restriction du partage de compte ou encore la monétisation de la qualité vidéo et audio sont des exemples concrets de cette dégradation du service qui pèse lourdement sur le portefeuille du consommateur final.

Quelles sont les conséquences pour les ménages ?

À terme, nous nous dirigeons tout droit vers un véritable mur des abonnements. Ce qui n'était qu'une dépense de loisir se transforme en un poste de dépense contraint, s'ajoutant aux charges essentielles comme le logement ou l'alimentation. Les différentes plateformes de contenu pèsent directement sur le pouvoir d'achat des Français.

Le risque majeur, souligné par l'étude de Spliiit, est celui d'une nouvelle fracture sociale. L'accès à la culture, à l'information et même aux outils de travail pourrait devenir de plus en plus conditionné par la capacité financière des ménages, créant de fait un numérique à deux vitesses où seuls certains pourront profiter pleinement des services en ligne.

Foire Aux Questions (FAQ)

Quel est le coût projeté pour le streaming vidéo seul en 2030 ?

Selon l'étude de Spliiit, un foyer français pourrait dépenser environ 75 euros par mois uniquement pour ses abonnements de streaming vidéo à l'horizon 2030.

Qu'inclut le "panier numérique" total estimé à 230 euros ?

Ce budget global de 230 euros par mois comprendrait le streaming vidéo (75 €), les outils de productivité et d'IA (45 €), les services financiers et la cybersécurité (30 €), la musique et l'audio (25 €) et la presse en ligne (25 €).

Quelles sont les alternatives pour maîtriser ce budget ?

Des solutions existent pour alléger la facture. Le coabonnement via des plateformes comme Spliiit ou Sharesub permet de partager les frais légalement. Il existe également de nombreuses alternatives gratuites et de qualité comme France.tv, Arte.tv, TF1+ ou encore YouTube pour accéder à des milliers de programmes sans surcoût.