OneWeb et SpaceX : l'Internet par micro-satellites détaillé, la question des débris évoquée

Le par  |  1 commentaire(s) Source : Space News
OneWeb micro satellite

OneWeb et SpaceX ont précisé leurs projets de déploiement de micro-satellites en orbite basse pour apporter Internet depuis l'espace devant le Sénat américain.

L'Internet venu du ciel, apporté par des constellations de micro-satellites en orbite basse dans des régions difficiles d'accès ou lors de catastrophes naturelles, quand les réseaux terrestres sont devenus inopérants, sera bientôt une réalité.

Space X micro satellitesLes responsables des projets OneWeb et SpaceX en la matière ont détaillé leur programme auprès de la commission du Sénat américain et précisé certains points.

SpaceX, par la voie de sa vice-présidente Patricia Cooper, a notamment indiqué que les deux premiers satellites de test et validation seront lancés d'ici quelques mois, avec l'objectif d'une constellation opérationnelle en bandes Ka et Ku dès 2019.

Le projet de SpaceX prévoit de créer un réseau de 4425 satellites en orbite basse d'ici 5 ans mais de pouvoir proposer des services commerciaux une fois les 800 premiers satellites en position.

SpaceX utilisera logiquement ses propres lanceurs Falcon 9 pour réaliser les mises en orbite et préfère développer ses propres satellites en interne plutôt que de faire appel à des fournisseurs. A plus long terme, une deuxième constellation de 7500 satellites opérant en bande V devra se placer sous la première.

Les satellites pourront se coordonner par lien optique laser, permettant aux fournisseurs de services de concentrer des ressources sur certaines zones si nécessaire.

OneWeb satelliteDe son côté, OneWeb se dit prêt à lancer des services commerciaux dès 2019 avec une première constellation de 900 satellites fabriqués par Airbus.

C'est aussi Arianespace qui assurera les premières mises en orbite, avec des contrats annexes pour Virgin Orbit et son LauncherOne et Blue Origin avec New Glenn.

Trois générations de constellation sont prévues, la première pouvant fournir des débits de 500 Mbps, tandis que la seconde, prévue à partir de 2021, fournira des débits jusqu'à 2,5 Gbps. Une troisième constellation, encore plus évoluée, sera déployée à partir de 2025.

Les projets de OneWeb et SpaceX comprennent un volet sur la gestion des débris en cas de collision, de manière à ne pas se retrouver avec un espace proche pollué et dangereux. SpaceX indique ainsi que ses satellites devront gérer des milliers de manoeuvres durant leur cycle de vie pour éviter collisions et désynchronisation d'orbite.

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Le #1986437
Sauf que la constellation de SpaceX ne verra pas le jour à cause d'une simple technicalité (anglicisme, Québec).

En vertu des règlements de la FCC, tous les opérateurs de constellation en orbite non-géostationnaire doivent s'engager à ce que l'entièreté de leur système soit en orbite dans les six ans suivant l'émission de la licence. Ce qui est impossible pour SpaceX vu le nombre important de satellites formant sa constellation: 4,425 dont 800 pour la première phase du système.

De plus, les règles précisent que la constellation doit couvrir l'entièreté des États-Unis, y compris l'Alaska. Or il se trouve que SpaceX ne couvrira l'Alaska que lors de la 3e phase de déploiement, soit après le lancement des 1600 premiers satellites.

Bon, évidemment, il est peut-être possible de s'entendre avec la FCC (Federal Communications Commission) mais Elon Musk devra être convaincant s'il veut obtenir une dérogation spéciale. Les concurrents ne manqueront pas de plaider contre les demandes de SpaceX. Et devant une telle pression il est peu probable que la FCC accepte d'offrir un passe-droit à SpaceX.


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