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conséquences d'une altercation

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JamesRond
Bonjour,

Fin septembre je me suis disputé avec un Monsieur. J'ai crié assez fort, et
j'ai même été jusqu'à lui arracher un papier des mains. Le monsieur, tout en
restant calme a quand même été jusqu'à me menacer de "m'envoyer une patate",
et sa femme m'a aussi fait quelques bras d'honneur pour ne pas être en
reste. Il n'y a cependant eu aucune violence autre. Pas de coup de poing, de
coup de pieds ou je ne sais quoi d'autre. Pas de menace non plus.
L'histoire était pour moi terminée. Mais aujourd'hui je viens de recevoir
une convocation par un capitaine de Police Judiciaire pour "nécessité d'une
enquête judiciaire". Cela me paraît un peu disproportionné, mais a votre
avis je risque quoi?
Dommages et intérêts?
prison?
Un casier judiciaire? Evidemment le mien est vierge pour l'instant,
j'aimerais qu'il le reste.

Je précise que le Monsieur est un CRS (de base) en retraite et que
l'altercation s'est produite sur le seuil de chez lui.

Merci de vos avis éclairés.

James

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leroy
"Moisse" a écrit dans le message de
news:4713a08d$0$2148$
D'une plume alerte, dans le message ,
leroy écrit:
"Moisse" a écrit dans le message de
news:47137fb8$0$21521$
D'une plume alerte, dans le message
,
Patrick V écrit:
On 15 oct, 15:21, "Moisse" wrote:
Je suis d'un avis différent, ce n'est pas la police qui prend la
décision de classement, mais la justice.
Alors s'il y a classement, ce qui n'est pas évident compte tenu
d'une pénétration prétendue à l'intérieur du domlicile, c'est le
procureur qui en décidera et non le commissariat.



Ca, c'est la théorie. Mais les policiers savent très bien rendre
compte de manière à "forcer" la décision de la justice...



On est bien d'accord, que la présentation d'une information peut
inciter le procureur à poursuivre ou au contraire à classer.
C'est pourquoi dans le cas d'espèce qui nous est présenté, on ne
peut pas laisser affirmer de façon péremptoire être certain d'un
classement sans suite
Je crains même le contraire.




je pense que souvent les policiers ont deja une idée du dossier et
savent si la plainte est vraiment sérieuse ou pas.

Et si la plainte est sérieuse et qu'il y a un risque de poursuites,
il est peu probable qu'ils expliquent tout au téléphone avant
l'audition pour que la personne puisse se préparer des réponses et
des alibis.

moi par exemple, une fois j'ai été convoqué en enquete préliminaire,
et les quand j'ai téléphoné, les policiers de la befti m'ont tout
expliqué et m'ont demandé d'apporter avec moi mon pc à l'audition. Et
une fois sur place, ils m'ont fait remplir un formulaire
d'autorisation de "perquisition" du pc et ils ont cherché 5mn dans le
pc les preuves du délit.
Vous pensez vraiment qu'ils auraient agis comme ça si ils
considéraient la plainte comme sérieuse et si ils pensaient qu'il
était possible que le procureur ne classe pas ?



Mais oui.
Les réponses et les alibis c'est pour le juge.
L'OPJ pose des questions sur la chronologie des évenements et enregistre
une déposition.
Il transmet le tout.




Alors quand la personne convoqué appelle le policier convocateur, en
fonction de quel critere le policier décide si il donne des informations sur
l'affaire au téléphone ou si il refuse de donner la moindre indication ?

Si sa décision de donner des informations ou pas n'a rien à voir avec le
contenu du dossier, le policier tire à pile ou face pour prendre sa décision
?
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Roland Garcia
leroy a écrit :
"JamesRond" a écrit dans le message de
news:47131bd9$0$5110$
Bonjour,

J'ai contacté aujourd'hui la PJ pour connaître les motifs de l'enquête.
Le monsieur a porté plainte, et m'accuse
1) d'avoir ouvert sa porte d'un coup de pied
2) de l'avoir maintenue ouverte avec le pied
3) d'être entré chez lui
4) de lui avoir volé quelque chose





Un vol aggravé ça fait tout de suite plus consistant qu'une simple
dispute de palier :-)

Evidemment, 1) et 2) sont totalement inventés, 3) je ne suis jamais
entré chez lui, tout s'est déroulé sur le seuil. Seule ma main droite
à la rigueur est entrée chez lui pour lui arracher ce papier des mains.
4) le soi-disant "vol" ne consiste qu'en la prise de ce papier sans
importance, que je lui ai rendu 3 minutes plus tard par
l'intermédiaire de ce voisin.

Un témoin a assisté a la fin de la scène. C'est un de leur voisin,
mais je ne connais ni son nom ni son adresse. Je ne suis donc pas sûr
de le retrouver.

Merci de vos avis éclairés.




En gros, si ils vous ont tout dit au téléphone c'est que ca ira
probablement pas plus loin qu'un simple pv d'audition avant classement
de la plainte.

Si ils prenaient l'affaire au serieux, ils ne vous auraient rien dit au
telephone et auraient voulu avoir votre version "sur le vif".



Ménon c'est du ping pong, lui a dit ça, c'est à vous je vous écoute.

Dans ces affaires là il y a presque toujours un
mytho/menteur/querelleur/quérulent, il suffit de rester observateur de
quelques échanges de balles pour se faire une opinion.


--
Roland Garcia
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Moisse
D'une plume alerte, dans le message ,
leroy écrit:
"Moisse" a écrit dans le message de
news:4713a08d$0$2148$
D'une plume alerte, dans le message
, leroy écrit:
"Moisse" a écrit dans le message de
news:47137fb8$0$21521$
D'une plume alerte, dans le message
,
Patrick V écrit:
On 15 oct, 15:21, "Moisse" wrote:
Je suis d'un avis différent, ce n'est pas la police qui prend la
décision de classement, mais la justice.
Alors s'il y a classement, ce qui n'est pas évident compte tenu
d'une pénétration prétendue à l'intérieur du domlicile, c'est le
procureur qui en décidera et non le commissariat.



Ca, c'est la théorie. Mais les policiers savent très bien rendre
compte de manière à "forcer" la décision de la justice...



On est bien d'accord, que la présentation d'une information peut
inciter le procureur à poursuivre ou au contraire à classer.
C'est pourquoi dans le cas d'espèce qui nous est présenté, on ne
peut pas laisser affirmer de façon péremptoire être certain d'un
classement sans suite
Je crains même le contraire.




je pense que souvent les policiers ont deja une idée du dossier et
savent si la plainte est vraiment sérieuse ou pas.

Et si la plainte est sérieuse et qu'il y a un risque de poursuites,
il est peu probable qu'ils expliquent tout au téléphone avant
l'audition pour que la personne puisse se préparer des réponses et
des alibis.

moi par exemple, une fois j'ai été convoqué en enquete préliminaire,
et les quand j'ai téléphoné, les policiers de la befti m'ont tout
expliqué et m'ont demandé d'apporter avec moi mon pc à l'audition.
Et une fois sur place, ils m'ont fait remplir un formulaire
d'autorisation de "perquisition" du pc et ils ont cherché 5mn dans
le pc les preuves du délit.
Vous pensez vraiment qu'ils auraient agis comme ça si ils
considéraient la plainte comme sérieuse et si ils pensaient qu'il
était possible que le procureur ne classe pas ?



Mais oui.
Les réponses et les alibis c'est pour le juge.
L'OPJ pose des questions sur la chronologie des évenements et
enregistre une déposition.
Il transmet le tout.




Alors quand la personne convoqué appelle le policier convocateur, en
fonction de quel critere le policier décide si il donne des
informations sur l'affaire au téléphone ou si il refuse de donner la
moindre indication ?
Si sa décision de donner des informations ou pas n'a rien à voir avec
le contenu du dossier, le policier tire à pile ou face pour prendre
sa décision ?



Je ne suis pas dans la tête du policier qui répond.
Personellement chaque fois qu'un policier ou un gendarme s'est permis un
contact téléphonique avec moi pour en connaître, il a reçu une fin de
non recevoir.
Et compte tenu de mon ex-profession, c'est arrivé bien souvent car
j'étais pénalement responsable de dizaines (jusqu'à 200) conducteurs. En
effet sauf à connaître personnellement les individus, la qualité
déclinée au téléphone reste une affirmation incontrôlable.
A+

--
Avatar
Roland Garcia
JamesRond a écrit :
Bonjour,

J'ai contacté aujourd'hui la PJ pour connaître les motifs de l'enquête.
Le monsieur a porté plainte, et m'accuse
1) d'avoir ouvert sa porte d'un coup de pied
2) de l'avoir maintenue ouverte avec le pied
3) d'être entré chez lui
4) de lui avoir volé quelque chose

Evidemment, 1) et 2) sont totalement inventés, 3) je ne suis jamais entré
chez lui, tout s'est déroulé sur le seuil. Seule ma main droite à la rigueur
est entrée chez lui pour lui arracher ce papier des mains.
4) le soi-disant "vol" ne consiste qu'en la prise de ce papier sans
importance, que je lui ai rendu 3 minutes plus tard par l'intermédiaire de
ce voisin.

Un témoin a assisté a la fin de la scène. C'est un de leur voisin, mais je
ne connais ni son nom ni son adresse. Je ne suis donc pas sûr de le
retrouver.

Merci de vos avis éclairés.



Ne faites surtout pas comme votre adversaire, il en fait trop.


--
Roland Garcia
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JamesRond
Merci à tous de vos conseils.
J'ai décalé mon rendez vous à jeudi la semaine prochaine, et je vous
tiendrais au courant après cela.

"Roland Garcia" a écrit dans le message de news:

JamesRond a écrit :
Bonjour,

J'ai contacté aujourd'hui la PJ pour connaître les motifs de l'enquête.
Le monsieur a porté plainte, et m'accuse
1) d'avoir ouvert sa porte d'un coup de pied
2) de l'avoir maintenue ouverte avec le pied
3) d'être entré chez lui
4) de lui avoir volé quelque chose

Evidemment, 1) et 2) sont totalement inventés, 3) je ne suis jamais entré
chez lui, tout s'est déroulé sur le seuil. Seule ma main droite à la
rigueur est entrée chez lui pour lui arracher ce papier des mains.
4) le soi-disant "vol" ne consiste qu'en la prise de ce papier sans
importance, que je lui ai rendu 3 minutes plus tard par l'intermédiaire
de ce voisin.

Un témoin a assisté a la fin de la scène. C'est un de leur voisin, mais
je ne connais ni son nom ni son adresse. Je ne suis donc pas sûr de le
retrouver.

Merci de vos avis éclairés.



Ne faites surtout pas comme votre adversaire, il en fait trop.


--
Roland Garcia


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Roland Garcia
leroy a écrit :

je pense que souvent les policiers ont deja une idée du dossier et
savent si la plainte est vraiment sérieuse ou pas.

Et si la plainte est sérieuse et qu'il y a un risque de poursuites, il
est peu probable qu'ils expliquent tout au téléphone avant l'audition
pour que la personne puisse se préparer des réponses et des alibis.



Dans tous les cas les faits eux ne changent pas et gare aux trucs qui ne
tiennent pas la route et aux contradictions qui appellent d'autres
questions, et ainsi de suite...


--
Roland Garcia
Avatar
leroy
"Moisse" a écrit dans le message de
news:4713b0a0$0$5096$
D'une plume alerte, dans le message ,
leroy écrit:
"Moisse" a écrit dans le message de
news:4713a08d$0$2148$
D'une plume alerte, dans le message
, leroy écrit:
"Moisse" a écrit dans le message de
news:47137fb8$0$21521$
D'une plume alerte, dans le message
,
Patrick V écrit:
On 15 oct, 15:21, "Moisse" wrote:
Je suis d'un avis différent, ce n'est pas la police qui prend la
décision de classement, mais la justice.
Alors s'il y a classement, ce qui n'est pas évident compte tenu
d'une pénétration prétendue à l'intérieur du domlicile, c'est le
procureur qui en décidera et non le commissariat.



Ca, c'est la théorie. Mais les policiers savent très bien rendre
compte de manière à "forcer" la décision de la justice...



On est bien d'accord, que la présentation d'une information peut
inciter le procureur à poursuivre ou au contraire à classer.
C'est pourquoi dans le cas d'espèce qui nous est présenté, on ne
peut pas laisser affirmer de façon péremptoire être certain d'un
classement sans suite
Je crains même le contraire.




je pense que souvent les policiers ont deja une idée du dossier et
savent si la plainte est vraiment sérieuse ou pas.

Et si la plainte est sérieuse et qu'il y a un risque de poursuites,
il est peu probable qu'ils expliquent tout au téléphone avant
l'audition pour que la personne puisse se préparer des réponses et
des alibis.

moi par exemple, une fois j'ai été convoqué en enquete préliminaire,
et les quand j'ai téléphoné, les policiers de la befti m'ont tout
expliqué et m'ont demandé d'apporter avec moi mon pc à l'audition.
Et une fois sur place, ils m'ont fait remplir un formulaire
d'autorisation de "perquisition" du pc et ils ont cherché 5mn dans
le pc les preuves du délit.
Vous pensez vraiment qu'ils auraient agis comme ça si ils
considéraient la plainte comme sérieuse et si ils pensaient qu'il
était possible que le procureur ne classe pas ?



Mais oui.
Les réponses et les alibis c'est pour le juge.
L'OPJ pose des questions sur la chronologie des évenements et
enregistre une déposition.
Il transmet le tout.




Alors quand la personne convoqué appelle le policier convocateur, en
fonction de quel critere le policier décide si il donne des
informations sur l'affaire au téléphone ou si il refuse de donner la
moindre indication ?
Si sa décision de donner des informations ou pas n'a rien à voir avec
le contenu du dossier, le policier tire à pile ou face pour prendre
sa décision ?



Je ne suis pas dans la tête du policier qui répond.
Personellement chaque fois qu'un policier ou un gendarme s'est permis un
contact téléphonique avec moi pour en connaître, il a reçu une fin de non
recevoir.



vous avez rien compris... ca explique que vous répondiez à ce point a coté
de la plaque.

bon tant pis.
Avatar
Moisse
D'une plume alerte, dans le message ,
leroy écrit:
"Moisse" a écrit dans le message de
news:4713b0a0$0$5096$
D'une plume alerte, dans le message
, leroy écrit:
"Moisse" a écrit dans le message de
news:4713a08d$0$2148$
D'une plume alerte, dans le message
, leroy écrit:
"Moisse" a écrit dans le message de
news:47137fb8$0$21521$
D'une plume alerte, dans le message
,
Patrick V écrit:
On 15 oct, 15:21, "Moisse" wrote:
Je suis d'un avis différent, ce n'est pas la police qui prend
la décision de classement, mais la justice.
Alors s'il y a classement, ce qui n'est pas évident compte tenu
d'une pénétration prétendue à l'intérieur du domlicile, c'est
le procureur qui en décidera et non le commissariat.



Ca, c'est la théorie. Mais les policiers savent très bien rendre
compte de manière à "forcer" la décision de la justice...



On est bien d'accord, que la présentation d'une information peut
inciter le procureur à poursuivre ou au contraire à classer.
C'est pourquoi dans le cas d'espèce qui nous est présenté, on ne
peut pas laisser affirmer de façon péremptoire être certain d'un
classement sans suite
Je crains même le contraire.




je pense que souvent les policiers ont deja une idée du dossier et
savent si la plainte est vraiment sérieuse ou pas.

Et si la plainte est sérieuse et qu'il y a un risque de
poursuites, il est peu probable qu'ils expliquent tout au
téléphone avant l'audition pour que la personne puisse se
préparer des réponses et des alibis.

moi par exemple, une fois j'ai été convoqué en enquete
préliminaire, et les quand j'ai téléphoné, les policiers de la
befti m'ont tout expliqué et m'ont demandé d'apporter avec moi
mon pc à l'audition. Et une fois sur place, ils m'ont fait
remplir un formulaire d'autorisation de "perquisition" du pc et
ils ont cherché 5mn dans le pc les preuves du délit.
Vous pensez vraiment qu'ils auraient agis comme ça si ils
considéraient la plainte comme sérieuse et si ils pensaient qu'il
était possible que le procureur ne classe pas ?



Mais oui.
Les réponses et les alibis c'est pour le juge.
L'OPJ pose des questions sur la chronologie des évenements et
enregistre une déposition.
Il transmet le tout.




Alors quand la personne convoqué appelle le policier convocateur, en
fonction de quel critere le policier décide si il donne des
informations sur l'affaire au téléphone ou si il refuse de donner la
moindre indication ?
Si sa décision de donner des informations ou pas n'a rien à voir
avec le contenu du dossier, le policier tire à pile ou face pour
prendre sa décision ?



Je ne suis pas dans la tête du policier qui répond.
Personellement chaque fois qu'un policier ou un gendarme s'est
permis un contact téléphonique avec moi pour en connaître, il a reçu
une fin de non recevoir.



vous avez rien compris... ca explique que vous répondiez à ce point a
coté de la plaque.

bon tant pis.



J'ai parfaitement compris, surtout que vous confondez opinions et faits
acquis, expérience personelle et code de procédure.
Manifestement à part quelques contyraventions pour stationnement, vous
n'avez jamais fréquenté l'organisation judicière française.

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