Amazon contre Hachette : le géant de la vente en ligne dévoile ses conditions

Le par  |  5 commentaire(s)
Amazon logo.

Le conflit date de plusieurs mois et fait l'objet de toute l'attention du gouvernement français : Hachette et Amazon s'affrontent sur la question des marges sur le marché du livre. Et dans l'affrontement, Amazon prend de l'avance au travers d'un communiqué aux allures de révélations.

Cela fait plusieurs mois que l'éditeur Hachette et Amazon sont dans l'impasse. Le géant de la vente en ligne souhaite imposer une baisse des marges de l'éditeur pour faciliter la vente de livres physiques et électroniques sur Internet. Une situation insupportable pour Hachette qui a vu ses précommandes annulées et ses délais de livraison reportés auprès des acheteurs.

sélection livres Hachette Apple Nouvelle bataille dans cette guerre, une déclaration d'Amazon qui diabolise l'éditeur en évoquant quelques chiffres et une partie des modalités de l'accord proposé.

" Nous pensons qu'Hachette partage une trop petite part de son chiffre d'affaires avec les auteurs aujourd'hui, mais finalement ce n'est pas de notre ressort". Désormais, Amazon renverse la situation et porte l'ensemble de la responsabilité de la situation sur l'éditeur français.

Amazon indique ainsi que les prix des e-books sont bien trop élevés, jusqu'à 19,99 dollars par oeuvre alors que l'éditeur ne dépenserait aucuns frais en impression et en diffusion ni stockage. On retrouverait même certains livres électroniques jusqu'à 30 % plus chers que leurs versions papier, dans des éditions similaires.

Dans cette optique, Amazon souhaiterait diminuer les prix hauts des livres électroniques à un montant plus raisonnable de 9,99 dollars. Un prix stratégique qui permettrait de favoriser les ventes et de déclencher plus facilement les achats coup de coeur et compulsifs. Mais le prix affiché permettrait également de venir plus facilement concurrencer d'autres médias qui détournent aujourd'hui les lecteurs, comme la télévision, les jeux vidéo ou les films.

Concernant les blockbusters, il est évident que le raisonnement apporté par Amazon a du sens, mais qu'en est-il des petits auteurs dont les ventes se chiffrent difficilement en milliers d'exemplaires ? Quid également des livres qui ne se trouvent exclusivement que sous format numérique ?

Pour détourner l'attention, Amazon évoque une problématique plus générale : celle des parts reversées aux auteurs, jugées trop faibles. Actuellement, en France, la majorité des écrivains ne touchent que 7 à 15 % des recettes des livres électroniques, et beaucoup moins sur les livres imprimés. Une situation scandaleuse quand rien n'est à imprimer, qu'aucune négociation n'est à entamer avec les libraires et réseaux de distribution et qu'aucun stock n'est à gérer.

Amazon propose ainsi aux auteurs de récupérer 35 % du chiffre d'affaires, tout comme les éditeurs, pendant qu'Hachette empoche actuellement 70 % des recettes et distribue quelques miettes à ses auteurs, selon le site marchand.

Au passage, Amazon empocherait les 30 % restant au titre de diffuseur, mais le site a une explication à cela : c'est la part qu'Hachette lui avait imposée en 2010 juste après avoir relevé ses tarifs, souligne l'américain.

Reste à savoir comment Hachette compte désormais répondre à ces dénonciations et accusations. Le conflit ne semble pas près de se calmer, au plus grand dépit des lecteurs et des auteurs.

Complément d'information

Vos commentaires

Gagnez chaque mois un abonnement Premium avec GNT : Inscrivez-vous !
Trier par : date / pertinence
Le #1803689
Même problème dans la musique : j'ai une copine musicienne (guitare classique) et elle ne touche qu'1 euro par album vendu.

En s'auto-éditant, même si elle vendait ses albums à 5 euros (au lieu de 10, 15 ou 20 euros), elle rentrerait dans ses frais.

Ce sont les AUTEURS, les créateurs qui devraient gagner le plus d'argent sur la vente de leurs créations, pas les éditeurs. A l'époque d'Internet et d'une proximité encore plus grande entre les artistes et leur public, le temps des "gros" éditeurs est révolu.
Le #1803706
orakaa a écrit :

Même problème dans la musique : j'ai une copine musicienne (guitare classique) et elle ne touche qu'1 euro par album vendu.

En s'auto-éditant, même si elle vendait ses albums à 5 euros (au lieu de 10, 15 ou 20 euros), elle rentrerait dans ses frais.

Ce sont les AUTEURS, les créateurs qui devraient gagner le plus d'argent sur la vente de leurs créations, pas les éditeurs. A l'époque d'Internet et d'une proximité encore plus grande entre les artistes et leur public, le temps des "gros" éditeurs est révolu.


Justement, des "requins" tels qu'Amazon ou autres, sont là pour faire du chiffre, et donc leur profit est calculé sur le dos des éditeurs, et ensuite sur le dos des artistes, musiciens, littéraires, philosophes ...etc...
Le #1803714
DeepBlueOcean a écrit :

orakaa a écrit :

Même problème dans la musique : j'ai une copine musicienne (guitare classique) et elle ne touche qu'1 euro par album vendu.

En s'auto-éditant, même si elle vendait ses albums à 5 euros (au lieu de 10, 15 ou 20 euros), elle rentrerait dans ses frais.

Ce sont les AUTEURS, les créateurs qui devraient gagner le plus d'argent sur la vente de leurs créations, pas les éditeurs. A l'époque d'Internet et d'une proximité encore plus grande entre les artistes et leur public, le temps des "gros" éditeurs est révolu.


Justement, des "requins" tels qu'Amazon ou autres, sont là pour faire du chiffre, et donc leur profit est calculé sur le dos des éditeurs, et ensuite sur le dos des artistes, musiciens, littéraires, philosophes ...etc...


Sauf qu'Amazon est également éditeur et propose à l'auteur de conserver 70% des revenus... (https://kdp.amazon.com/)
Le #1803769
DeepBlueOcean a écrit :

orakaa a écrit :

Même problème dans la musique : j'ai une copine musicienne (guitare classique) et elle ne touche qu'1 euro par album vendu.

En s'auto-éditant, même si elle vendait ses albums à 5 euros (au lieu de 10, 15 ou 20 euros), elle rentrerait dans ses frais.

Ce sont les AUTEURS, les créateurs qui devraient gagner le plus d'argent sur la vente de leurs créations, pas les éditeurs. A l'époque d'Internet et d'une proximité encore plus grande entre les artistes et leur public, le temps des "gros" éditeurs est révolu.


Justement, des "requins" tels qu'Amazon ou autres, sont là pour faire du chiffre, et donc leur profit est calculé sur le dos des éditeurs, et ensuite sur le dos des artistes, musiciens, littéraires, philosophes ...etc...


C'est de la médisance gratuite de la part de quelqu'un qui semble très mal connaitre le monde de l'édition.

Moi, j'ai écrit deux livres. Moi, j'ai fait des études sur les solutions pour qu'ils soient publiés. Moi, je peux dire, que Hachette n'aide pas les petits auteurs, qu'ils les exploitent quand il veut bien les accepter, mais qu'il y a heureusement d'autres éditeurs. Pour la distribution, Hachette est un distributeur très cher, et Amazon est un distributeur beaucoup plus raisonnable.

Résultat : mes deux livres sont publiés par des petits éditeurs modernes, et sont distribués par Amazon, et j'en suis très content.
Donc, avant de dire du mal d'Amazon, il faudrait connaitre un petit peu le sujet.
Anonyme
Le #1804181
billgatesanonym a écrit :

DeepBlueOcean a écrit :

orakaa a écrit :

Même problème dans la musique : j'ai une copine musicienne (guitare classique) et elle ne touche qu'1 euro par album vendu.

En s'auto-éditant, même si elle vendait ses albums à 5 euros (au lieu de 10, 15 ou 20 euros), elle rentrerait dans ses frais.

Ce sont les AUTEURS, les créateurs qui devraient gagner le plus d'argent sur la vente de leurs créations, pas les éditeurs. A l'époque d'Internet et d'une proximité encore plus grande entre les artistes et leur public, le temps des "gros" éditeurs est révolu.


Justement, des "requins" tels qu'Amazon ou autres, sont là pour faire du chiffre, et donc leur profit est calculé sur le dos des éditeurs, et ensuite sur le dos des artistes, musiciens, littéraires, philosophes ...etc...


C'est de la médisance gratuite de la part de quelqu'un qui semble très mal connaitre le monde de l'édition.

Moi, j'ai écrit deux livres. Moi, j'ai fait des études sur les solutions pour qu'ils soient publiés. Moi, je peux dire, que Hachette n'aide pas les petits auteurs, qu'ils les exploitent quand il veut bien les accepter, mais qu'il y a heureusement d'autres éditeurs. Pour la distribution, Hachette est un distributeur très cher, et Amazon est un distributeur beaucoup plus raisonnable.

Résultat : mes deux livres sont publiés par des petits éditeurs modernes, et sont distribués par Amazon, et j'en suis très content.
Donc, avant de dire du mal d'Amazon, il faudrait connaitre un petit peu le sujet.


ah c est toi qui a publie "windows, vraiment pour les nuls" et "comment polluer son pc en installant windows"?
Suivre les commentaires
Poster un commentaire
Anonyme
:) ;) :D ^^ 8) :| :lol: :p :-/ :o :w00t: :roll: :( :cry: :facepalm:
:andy: :annoyed: :bandit: :alien: :ninja: :agent: :doh: :@ :sick: :kiss: :love: :sleep: :whistle: =]