
Le mois de mars avait échauffé le cours de l'action
Palm à la suite de
rumeurs de rachats possibles par les plus grands fabricants de téléphones portables, Nokia ou Motorola. A l'origine de cette hypothèse : une consultation auprès de la banque
Morgan Stanley pour étudier différentes solutions possibles de relance, après une période de stagnation des résultats.
La conférence financière trimestrielle s'est déroulée le
22 mars dernier mais n'a pas évoqué de rachat. Ed Colligan, son CEO, réaffirmait peu après que sa société n'était pas à vendre. En totalité, peut-être, mais en partie, oui. Un quart de la société va tomber dans l'escarcelle du fonds d'investissement
Elevation Partners pour la somme de
325 millions de dollars.
Se transformer pour survivreFace à un marché de plus en plus saturé, la société peine à conserver sa place aux côtés de
Microsoft ou
Research in Motion, fabricant des BlackBerry, dont le succès
ne se dément pas. Palm cherche donc à se réorganiser pour redevenir compétitive et va même s'offrir des anciens d'Apple, comme Jon Rubinstein, qui a géré la division iPod jusqu'en 2005, et Fred Anderson, ancien directeur financier de la marque à la pomme.
Outre l'arrivée d'
argent frais, les nouveaux venus vont tenter d'insuffler un
vent d'innovation au sein de Palm en jouant la rupture par rapport à des concurrents au potentiel financier plus important. Jeff Hawkins, fondateur de Palm vient de présenter le
Foleo, un compagnon mobile pour smartphones Treo qui a reçu un accueil plutôt froid de la part des analystes et des observateurs, jugeant qu'il ne pourra occuper qu'un marché de niche.
Il reste donc encore à trouver le produit qui fera à nouveau rêver les foules et tenter peut-être de générer un buzz dans le même sens que celui qui précède l' iPhone d'Apple, prompt à déclencher des
mouvements boursiers à la moindre information inédite.