Le FAI belge Scarlet échoue au filtrage du P2P
Le par
Fabien B.
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Le P2P est depuis plusieurs années accusé de tous les maux de l'industrie culturelle. En Belgique, la société de gestion collective des droits d'auteur, la SABAM, avait obtenu d'un juge l'obligation de filtrage des échanges illégaux pour le FAI Scarlet. Après plusieurs tentatives, celui-ci déclare la mesure techniquement impossible.
La loi Création et Internet, dont certains demandent le vote en urgence, comporte la notion de filtrage des réseaux. Or, l'été dernier, le FAI Belge Scarlet, toujours en attente de rattachement avec Belgacom, avait été condamné à bloquer l'échange des morceaux du catalogue de la SABAM , SACEM belge, sous peine de 2500 € quotidiens d'astreinte. Aujourd'hui, le FAI s'est déclaré contraint de ne pas respecter cette condamnation à cause d'une " impossibilité technique ".Scarlet aura essayé plusieurs méthodes, sans succès. La première a été de brider les protocoles P2P. Non seulement, les échanges illégaux n'ont évidemment pas cessé mais, de plus, ses clients se sont plaints de la mesure, qui mettait à mal les services légaux utilisant ces technologies, comme par exemple Joost ou depuis peu Ipernity. La seconde solution employée a été celle préconisée par un expert de la SABAM, à savoir l'utilisation d'une solution d'Audible Magic. Celle-ci est en effet censée reconnaître l'empreinte numérique d'un contenu et permettre de bloquer son téléchargement. La SABAM avait ainsi convaincu le juge que ce type de mesure était techniquement possible, arguant que plusieurs FAI, dont Verizon aux États-Unis, l'avaient testé avec succès.
Or, Scarlet n'a pas obtenu les résultats escomptés, la technique s'avérant inefficace pour le P2P. En réalité, il semble qu'aucun FAI n'ait réussi à utiliser les outils d'Audible en ce sens et Scarlet s'en prend donc logiquement à la SABAM pour avoir induit en erreur le juge. La dernière solution, que la SABAM préconise, est le blocage pur et simple de tous les protocoles P2P et ainsi la fermeture, pour les abonnés du FAI, des services légaux les utilisant. La proposition peut sembler disproportionnée et irait à l'encontre de la conceptuelle neutralité des intermédiaires et d'Internet : doit-on interdire aux véhicules de rouler pour éviter les accidents de la route ou le transport de substances illicites ?
Complément d'information
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Selon l'avis d'un avocat général de la Cour de justice de l'Union européenne, une mesure de filtrage imposée à un FAI pour la protection des droits d'auteur est contraire aux droits fondamentaux.
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Vos commentaires
C'est une raison supplémentaire pour affirmer que cette loi, pas encore votée, ira dans le mur comme la DADVSI
on peut certes essayer de limiter le piratage sans pour autant emmerder trop le client honete car on risque de le motiver a apprendre a pirater.
Il faut surtout fournir une offre meilleure avec un bonus etc...
ces industries n'ont tjr pas compris, engluées dans le passé ou leurs benefices etaient enormes. le monde change, evoluez!
Et encore plus maintenant avec les liaison SSL!!
=>oui, et pourquoi pas couper purement et simplement le mail à tout le monde sous prétexte que certains s'envoient des mp3 par e-mail.
Ce qui ne changerait strictement rien.
Le P2P "piratage", ça commencé vers 99 avec napster.
Mais ça les gens faisaient très bien sans (les FTP notamment, et interdire le FTP, ça revient à interdire les solutions d'hébergements donc le web
Et même à l'époque du 56k ça empêchait pas les gens de s'envoyer quelques dizaines de CD par la poste (faut il interdire tout le trafic des colis ?
Il faudra alors attendre 3 ans la loi suivante, et ainsi de suite...
Moi, je suis partisan d'un forfait mensuel qui permet le télechargement sur des plate-formes légales, et alors l'Etat pourra contrôler ce qui est déposé et ce qui est pris, et réglementer en douceur.