L'image colle à la peau du vélo à assistance électrique : un moteur, moins d'effort, une forme de triche pour sportifs du dimanche. Pourtant, la réalité chiffrée vient de dynamiter ce préjugé.

Une étude d'envergure menée dans sept villes européennes et publiée dans la revue Transportation Research Interdisciplinary Perspectives démontre un paradoxe surprenant : les utilisateurs de VAE font, sur une semaine, plus d'exercice que les adeptes du vélo classique.

Pourquoi le VAE surpasse-t-il le vélo traditionnel en distance ?

L'étude, portant sur plus de 10 000 participants, montre que la distance moyenne d'un trajet en VAE atteint 9,4 kilomètres. C'est presque le double des 4,8 kilomètres parcourus en moyenne par les vélos électriques classiques. Cette différence change complètement la donne sur le volume d'exercice hebdomadaire.

Au total, cela se traduit par un volume d'activité physique supérieur. Les utilisateurs de VAE affichent 4463 minutes-MET par semaine, contre 4085 pour les cyclistes traditionnels. Même si l'intensité par coup de pédale est moindre, l'allongement considérable des distances fait largement pencher la balance en faveur de l'électrique.

Quel est l'impact réel sur la santé selon le mode de transport remplacé ?

Le gain pour la santé est encore plus spectaculaire quand on analyse d'où viennent les nouveaux adeptes du VAE. Pour ceux qui abandonnent leur voiture ou les transports en commun pour leurs trajets quotidiens, le bénéfice est massif. On parle d'un gain pouvant atteindre 550 à 800 minutes-MET par semaine, une véritable révolution pour leur métabolisme.

Ces personnes transforment des temps de déplacement passifs en véritables séances de sport modéré. L'assistance électrique lève les principaux freins psychologiques : la peur des côtes, la transpiration excessive au bureau ou la fatigue du retour après une longue journée. C'est une porte d'entrée vers un mode de vie plus actif, sans les contraintes perçues du sport traditionnel.

Comment le VAE transforme-t-il la perception de l'effort ?

Le secret du VAE ne réside pas seulement dans ses performances, mais dans la psychologie de l'utilisateur. Le moteur transforme une contrainte potentielle en une activité perçue comme "facile" et "amusante". Cette perception positive est cruciale, car elle ancre une nouvelle habitude dans la durée.

Quand une activité est vécue comme un plaisir, on la répète. Cette perception incite à utiliser le vélo plus souvent, pour des courses ou des visites, là où la voiture aurait été le premier choix. De nombreux cyclistes sur VAE se sentent aussi plus en confiance pour explorer des parcours vallonnés, augmentant encore la durée et la fréquence de leurs sorties.

Foire Aux Questions (FAQ)

Le VAE est-il suffisant pour atteindre les recommandations de l'OMS ?

Oui, largement. L'effort sur un VAE reste dans la zone d'activité modérée, celle que l'OMS recommande de pratiquer au moins 150 minutes par semaine. Avec des trajets domicile-travail réguliers, il est très facile de dépasser cet objectif et de renforcer sa santé cardiovasculaire.

Faut-il utiliser un mode d'assistance particulier pour faire du sport ?

Pour maximiser les bénéfices, il est conseillé de privilégier les modes "Eco" ou intermédiaires. Le mode "Turbo" doit être réservé aux côtes les plus difficiles. L'objectif est de sentir sa respiration s'accélérer légèrement, tout en pouvant encore tenir une conversation.

Qui sont les plus grands bénéficiaires du vélo électrique ?

Sans hésiter, les personnes sédentaires, en surpoids, ou plus âgées qui voient le vélo classique comme un obstacle insurmontable. Pour elles, le VAE est une solution réaliste et durable pour intégrer l'exercice physique dans leur quotidien sans découragement.