La situation a de quoi surprendre : alors que Microsoft met tout en œuvre pour imposer son nouveau système d'exploitation, les chiffres révèlent une tendance inverse. Depuis octobre 2025, date de la fin officielle du support de Windows 10, l'ancien OS ne cesse de grignoter du terrain.
Selon les données de Statcounter, Windows 11 a chuté de plus de cinq points en seulement deux mois, passant de 55,18 % à 50,73 % des parts de marché. Pendant ce temps, son prédécesseur remonte la pente, passant de 41,71 % à 44,68 %.
Pourquoi Windows 11 ne parvient-il pas à convaincre ?
L'échec de Windows 11 s'explique par une accumulation de facteurs. D'abord, une série de mises à jour chaotiques a sérieusement entamé la confiance des utilisateurs. Le tristement célèbre Patch Tuesday de janvier a laissé des machines incapables de démarrer ou de s'éteindre correctement. Ces bugs récurrents ont nourri un fort sentiment d'instabilité.
Ensuite, la politique de Microsoft est jugée beaucoup trop intrusive. Les publicités omniprésentes dans le menu Démarrer, l'intégration forcée de l'assistant IA Copilot et des modifications d'interface non désirées, comme la barre des tâches centrée, ont frustré une large base d'utilisateurs attachés à l'ergonomie et la stabilité éprouvée de son prédécesseur.
Quelles sont les conséquences pour la stratégie de Microsoft ?
Ce retour de bâton est un véritable camouflet pour la firme de Redmond. Microsoft a pourtant multiplié les incitations, parfois agressives, avec des alertes en plein écran et des outils de migration simplifiés pour pousser les utilisateurs vers Windows 11. Le résultat est l'exact opposé de l'effet escompté : un rejet massif qui interroge sur la perception du nouvel OS.
Cette résistance s'explique aussi par des contraintes matérielles strictes. L'exigence de puces TPM 2.0 et de processeurs récents exclut une part non négligeable du parc informatique mondial, rendant la migration coûteuse et souvent inutile pour beaucoup d'entreprises et de particuliers. Face à ces barrières, les utilisateurs préfèrent conserver un système qu'ils jugent mature et fiable.
Windows 10 peut-il vraiment redevenir le leader ?
La tendance est claire et le scénario d'un retour en tête de Windows 10 n'est plus une simple hypothèse. Bien que son support officiel soit terminé, Microsoft propose le programme ESU (Extended Security Updates), gratuit la première année pour les particuliers européens, ce qui rassure de nombreux utilisateurs sur la sécurité de leur machine.
Ce phénomène illustre une forte inertie et un attachement profond à la stabilité. Pour beaucoup, Windows 10 reste le système d'exploitation de référence, fiable et sans les irritants de son successeur. Fait encore plus surprenant, même l'antique Windows 7 enregistre une légère progression, signe d'un mécontentement général qui dépasse le simple cadre de Windows 11.
Foire Aux Questions (FAQ)
Quelle est la date de fin de support pour Windows 10 ?
Le support officiel de Windows 10 a pris fin le 14 octobre 2025. Cependant, les utilisateurs peuvent continuer à recevoir des mises à jour de sécurité via le programme ESU (Extended Security Updates), prolongeant ainsi sa durée de vie de manière sécurisée.
Est-il risqué de rester sur Windows 10 ?
Grâce au programme ESU, rester sur Windows 10 n'est pas immédiatement risqué, notamment pour les particuliers en Europe qui bénéficient d'un an de mises à jour de sécurité gratuites. Au-delà, l'absence de correctifs pourrait exposer les systèmes à de nouvelles vulnérabilités.
Pourquoi l'adoption de Windows 11 est-elle si compliquée ?
Plusieurs facteurs expliquent cette adoption difficile : des exigences matérielles élevées qui excluent de nombreux PC, une série de mises à jour jugées instables, des choix d'interface qui ne font pas l'unanimité et une politique perçue comme intrusive avec l'intégration de publicités et de l'IA Copilot.